Sagrada Familia (Saison 1, 8 épisodes) : Sur l’autel de la famille

Sagrada Familia (Saison 1, 8 épisodes) : Sur l’autel de la famille

Je dois avouer que j’attendais mieux de la part de Manolo Caro, le papa de la pépite La casa de las Flores (2018-2020, sur Netflix). Avec huit épisodes il propose un récit un peu plus sombre qu’à l’accoutumée mais ressasse les mêmes thématiques et se recycle lui-même sans parvenir à créer quelque chose de réellement neuf. Plutôt que de réellement créer quelque chose de neuf et plus profond, Sagrada Familia ou Sur l’autel de la famille en VF se contente de brosser ses personnages en surface. La série a le mérite d’introduire assez rapidement son histoire mais dès le premier épisode j’ai trouvé parfois le temps un peu trop long. L’histoire c’est une famille qui vit sous une fausse identité dans l’attente d’un nouveau départ vers le Canada. Sauf que ce sont les relations compliquées de chacun des personnages qui va créer des problèmes tout au long de ces huit épisodes.

 

Une famille au lourd secret décide de refaire sa vie à Madrid… jusqu'à ce que ses projets ne soient compromis par de nouvelles connaissances et que son passé ne la rattrape.

 

Le scénario de Sagrada Familia est bien trop simpliste pour réellement être remarquable. Il n’y a rien de neuf dans ce que la série propose si ce n’est une resucée de tout ce que l’on a déjà vu dans d’autres séries Netflix espagnoles ou encore chez Manolo Caro. Le casting est donc le vrai atout charme de Sagrada Familia. Sans son casting, la série n’a pas le peps de ce que l’on était en droit d’attendre. Dans sa précédente série, Manolo Caro (Quelqu’un doit mourir) parlait de l’ère franquiste et de l’homosexualité. Dans Sagrada Familia il cherche à faire exploser la famille parfaite qui cache de lourds secrets. Si d’apparence cette famille est exemplaire, elle ne l’est pas complètement quand on creuse derrière le vitrail de celle-ci. Toutes les questions psychologiques que la série cherche à soulever sont toutes flottantes à la surface et ne parviennent pas à atteindre quelconque fondation.

 

Certes le visuel reste agréable. La direction de la photographie est assez jolie et travaillée pour apporter un certain cachet à la série. Mais au delà de toute cette esbroufe, Sagrada Familia n’arrive jamais à faire quoique ce soit de réellement percutant. Un peu comme dans sa précédente série, Manolo Caro démontre qu’il reste un créateur fragile. Il a créé une excellente série et puis c’est tout. Le génie s’étiole au fil de ses créations et l’histoire vacille rapidement. C’est sans compter que l’on s’ennuie par moment. A répéter les mêmes idées trop de fois en boucle, cela devient lassant. Cependant, le sous texte et les intentions sont clairement données dès le début : les mauvaises mères, le poids de la société sur les épaules de celles qui ne veulent pas le devenir. Malheureusement, l’archétype de la mauvaise mère hystérique, méchante et égoïste tire sur la corde à de nombreuses reprises.

 

Une scène de sexe sur Voyage Voyage de Desireless (1.04) reste probablement l’une des rares choses qui m’ait marqué. Certains rebondissements sont tellement attendus que l’on retrouve donc des twists qui n’arrivent jamais à être à la hauteur. Il y a quelques moments un peu plus frais malgré tout et cela permet de passer de bons moments aussi. Tout n’est pas à jeter, juste que j’espérais voir quelque chose de plus marquant. Le côté extravagant des créations de Manolo Caro ressortent tout de même quand le scénario s’en donne la peine. Au final, Sagrada Familia se veut un portrait de la maternité sous toutes ses formes mais sans la première moitié de la saison elle n’arrive pas à s’éloigner de son côté feuilleton bric-à-brac au style léché, mais bien trop vide par rapport à l’ambition qu’il promettait sur le papier. Peut-être que Manolo Caro est finalement un créateur surfait. Présentée comme une mini-série, Sagrada Familia a les moyens de se poursuivre avec une saison 2 si Netflix a le coeur de la commander puisque le final de cette première saison ne conclut rien du tout.

 

Note : 3.5/10. En bref, un récit répétitif qui n’offre rien de profond. Reste le casting qui tente de faire au mieux avec un script assez pauvre.

Disponible sur Netflix

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article