The Cage (Saison 1, 8 épisodes) : thérapie de couple compliquée

The Cage (Saison 1, 8 épisodes) : thérapie de couple compliquée

Un couple ce n’est jamais toujours un long fleuve tranquille. La vie d’un couple est souvent faite de hauts et de bas et quand les bas prennent le pas sur les hauts alors c’est peut-être le temps de divorcer. Les problèmes personnels peuvent arriver à tout le monde et le mariage, ce n’est pas toujours vivre heureux jusqu’à la mort. The Cage raconte l’histoire d’un conseiller matrimonial qui doit faire face aux disputes des clients qu’il a et tente par la même occasion de sauver les mariages des autres alors que lui-même a des tas de problèmes à lui dans sa vie amoureuse. Cette série originaire du Koweït a un goût assez moderne. A un moment, les couples qui sont en plus bas ont tendance à voir leur mariage comme une cage (d’où le nom de la série). Et puisque Rowan et Zaid forment un de ces couples, cela donne encore plus de grain à moudre pour les scénaristes.

 

Un conseiller matrimonial tente de dissuader ses clients chicaneurs de divorcer tout en se débattant avec ses propres dilemmes amoureux.

 

Zaid va même aller jusqu’à dire que le mariage est une cage. Qu’il soit en or, en argent ou en métal, il rouille toujours. En parlant de mariage, The Cage parvient à nous plonger aussi dans une culture totalement différente. Je ne connais pas du tout le Koweït ni la culture du pays et ce couple est notre porte d’entrée au cabinet de conseil matrimonial de Nasser. Ce dernier tente alors de comprendre ce qui a « rouillé » le mariage de Zaid et Rowan. Tout cela pour trouver une solution et qu’ils finissent par rester ensemble. Les deux racontent leurs expériences à Nasser et le réalisateur tente de jongler entre les séquences des séances et ce que les personnages nous disent de leur vie et vivent. Ce qui est intéressant ce ne sont pas les prémices, assez ennuyeux. Disons que l’on retrouve tous les poncifs du genre et surtout ce que l’on a déjà pu voir comme problèmes de couples ailleurs dans d’autres fictions.

 

C’est donc au fil des épisodes que The Cage nous plonge un peu plus dans l’histoire de ses personnages avec une vraie volonté. L’angle un peu léger et comique empêche ainsi par moment de ressentir quelconque émotions alors que cela aurait pu justement être intéressant. Les couples qui se chamaille c’est sympa mais c’est répétitif et ce malgré un scénario qui détail petit à petit ce qui ne va pas dans ce couple. Le fait que l’on jongle entre de la comédie très légère et quelque chose de plus sérieux ne fonctionne pas toujours. Et le tout est souvent appuyé par une musique qui n’est pas sans faire écho aux soaps que l’on retrouve souvent sur Netflix. Cela rend le tout beaucoup moins séduisant et certaines scènes mélancoliques moins pertinentes et réalistes. Même si la série semble parfois connaître ses propres soucis, elle n’a de cesse de vouloir faire de Zaid le vilain de l’histoire. Lorsque l’on s’éloigne de Zaid et Rawan, The Cage devient alors encore moins étincelante.

 

La vie de Nasser n’est pas spécialement palpitante et n’apporte surtout rien de mémorable au récit. Je n’ai rien contre le fameux fourth wall mais je m’attendais quelque chose de différent. Le casting reste donc le meilleur aspect de cette petite série qui ne restera pas dans les mémoires de Netflix et se perdra probablement au fond du catalogue sans que l’on n’ait besoin de lui dire au revoir. Certains moments sont touchants, d’autres plus légers sympathiques mais je m’attendais tout de même à quelque chose d’autre.

 

Note : 4.5/10. En bref, si Rawan et Zaid font le coeur même du récit, je trouve la série assez passable dans sa façon de gérer Zaid et de donner autant de place aux intrigues ennuyeuses de Nasser.

Disponible sur Netflix

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article