The Serpent Queen (Saison 1, 8 épisodes) : la vipère de l'Histoire de France

The Serpent Queen (Saison 1, 8 épisodes) : la vipère de l'Histoire de France

Dans l’histoire de France, Catherine de Médicis est un personnage important et emblématique. Qu’une série américaine s’intéresse à notre histoire et plus particulièrement à ce personnage de la monarchie française n’est pas étonnant. Mais The Serpent Queen tient aussi un récit assez original, une sorte de satire de la monarchie qui sait surprendre son spectateur. The Serpent Queen mélange donc des complots, la misère de l’époque avec un humour qui sort du cadre et offre une perspective étonnante. Samantha Morton est responsable d’une bonne partie de la série grâce à sa prestation dans le rôle titre. The Serpent Queen s’intéresse donc à l’ascension de Catherine à la cour de François Ier et aux côtés de son époux, Henri II. Mais plutôt que de faire une série d’époque classique, The Serpent Queen préfère la narration moderne et nous offre alors tout un tas de surprises dans ce sens là. Ce n’est pas la série la plus réaliste sur la monarchie française que l’on ait pu voir (Canal+ en a déjà eu comme Versailles ou depuis peu Marie-Antoinette) mais c’est fun et rock.

 

En 1560, Catherine de Médicis est au sommet de son pouvoir. Elle est régente du royaume de France et surtout crainte de tous. The Serpent Queen prend le parti de nous raconter l’histoire par Catherine à l’une de ses jeunes servantes. Elle lui raconte sa vie et nous suivons donc au travers de flashbacks toute son histoire. The Serpent Queen trouve rapidement le bon équilibre entre tous les tons que la série aborde. Mais Samantha Morton brille du début à la fin de la série, encore plus dans la seconde partie de la saison quand elle est encore plus à l’aise dans son rôle. D’ailleurs, la série est tout de suite plus intéressante et attachante quand elle se concentre sur la prestation emphatique, contradictoire et complexe de l’actrice. Cette reine complètement folle est un personnage qui méritait bien l’attention que The Serpent Queen veut lui donner.

 

Le pire là dedans c’est que ce personnage a réellement existé. Ce n’est pour autant pas une série parfaite. Elle n’est pas exempt de défauts, ne serait-ce que dans la première partie de la saison qui prend parfois trop de temps pour installer des personnages et des détails qui n’apportent pas grand chose. Mais The Serpent Queen se déguste sur la longueur, au fil des épisodes. La série trouve après deux épisodes son propre style et parvient à délivrer les surprises que l’on a envie d’en attendre. Cela me rappelle d’une certaine façon The Borgias (Showtime). The Serpent Queen trouve donc le bon équilibre entre les vrais évènements historiques et ce côté vilain qui est tellement accentué qu’il ressemble presque à une sorte de parodie. En mélangeant la dure réalité de l’époque avec quelque chose de plus funky, The Serpent Queen parvient à délivrer ce que l’on attend d’elle. Les décors réels apportent quant à eux quelque chose de fort. La série mise donc sur la forme, parfois plus que sur le fond qui n’est pas toujours réaliste.

 

Justin Haythe, le créateur de The Serpent Queen a tout fait pour que l’on ait un personnage vilain à souhait qui a de quoi nous rappeler certains vilains personnage de Game of Thrones. En voilà donc une série histoire qui a de la suite dans les idées et qui donne déjà envie de voir ce que la saison 2 va nous conter sur ce personnage emblématique de l’histoire de France. C’est réjouissant jusqu’au bout, notamment car The Serpent Queen n’a pas froid aux yeux et se permet toutes les libertés possibles tout en restant dans l’Histoire autour de son concept détonnant.

 

Note : 7/10. En bref, une série étonnante sur l’une des plus vilaines femmes de la monarchie française.

Disponible sur Lionsgate+

Star a renouvelé The Serpent Queen pour une saison 2

 

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