Vampire Academy (Saison 1, 10 épisodes) : querelles de familles

Vampire Academy (Saison 1, 10 épisodes) : querelles de familles

Que serait Julie Plec sans ses vampires. Elle les a servi à toutes les sauces avec la franchise The Vampire Diaries. Avec Vampire Academy elle adapte une nouvelle saga littéraire pour jeunes adultes. Chaque épisode de Vampire Academy démarre avec une petite leçon d’histoire qui permet de se plonger dans la mythologie de la série et l’histoire de cette école de vampires. C’est une bonne idée car l’on sait à chaque épisode que l’on a quelques pièces du puzzle et que l’on peut se concentrer sur le présent par la suite. L’univers est neuf mais Vampire Academy ne compte pas tout nous révéler au travers d’un épisode dédié aux flashbacks et préfère donc le faire petit à petit. Cela donne un sens du rythme à la saison et donne envie d’en savoir plus à chaque nouvel épisode. La première partie de la saison construit donc l’univers et présente une galerie assez large de personnages (rendant parfois difficile la compréhension de qui est qui).

 

Malgré leurs différences de classe, deux jeunes femmes, qui se préparent à entrer dans la société royale des vampires, lient une profonde amitié durant leur formation à l'Académie Saint-Vladimir.

 

Il faut attendre la seconde partie de la saison, quand les acteurs et actrices sont beaucoup plus à l’aise dans leurs rôles pour que l’ensemble fonctionne bien mieux. Plutôt que de répéter les histoires de vampires que l’on a déjà vu de la part de Julie Plec ou d’autres du même genre, Vampire Academy apporte quelque chose de neuf. Julie Plec a une facilité : celle d’adapter des romans pour jeunes adultes afin de les rendre divertissants. On a un casting mignon et attachant, de la musique très pop qui vient apporter une ambiance que l’on connaît au milieu d’une intrigue totalement nouvelle. La dynamique entre les personnages est quant à elle maîtrisée ce qui apporte finalement à Vampire Academy un petit quelque chose. Cette première saison n’a peut-être pas la folie de The Vampire Diaries (qui avait d’ailleurs probablement plus de moyens) mais il y a suffisamment de choses à apprécier dans la série pour passer un bon moment.

 

Vampire Academy se déroule dans un univers peuplé de créatures aux dents aiguisées mais tout se concentre dans un premier temps sur la relation entre Lissa et Rose. Je vous invite à lire ce que j’avais écrit sur ces deux-là après les quatre premiers épisodes. Cette dynamique est une porte d’entrée dans ce monde complexe mais simpliste à la fois. C’est paradoxal mais Vampire Academy n’est pas la série la plus difficile à cerner. Elle fait tout pour être lisible et donner envie de revenir autour de ses propres mystères et la dynamique de ses personnages. Il n’y a pas l’alchimie qu’il y avait entre Elena et Damon dans The Vampire Diaries autour des romances de Vampire Academy mais Julie Plec maîtrise bien ce genre et en fait quelque chose d’attachant. On se prend rapidement au jeu des personnages et leurs aventures, certes vues et revues dans le monde des vampires du petit écran, sont divertissantes.

 

Lissa et Rose ont une approche différente des choses mais se trouvent être complémentaires aussi. L’une succombe à la pression de sa lignée alors que l’autre décide de devenir une rebelle. La tension entre les personnages se construit au fil des épisodes et de façon efficace. C’est d’ailleurs ce dilemme interne autour de ces deux personnages qui devient la mécanique usuelle des épisodes et de la saison. C’est aussi ce pourquoi l’on revient à chaque nouvelle aventure sans difficulté. Pour autant, c’est dans la seconde partie de la saison que tout cela prend réellement forme et devient ainsi beaucoup plus percutant. Il y a des vilains dans Vampire Academy mais ils ne sont pas forcément aussi intéressants que la dynamique entre Lissa et Rose. Comme Tatiana Vogel, une autre femme de la lignée Moroi qui challenge Lissa quant à son ascension au trône. Je n’ai pas vraiment réussi à m’intéresser à Tatiana pour autant car sa personnalité n’est pas suffisamment développée, rendant le personnage assez fade à mes yeux et pas à la hauteur des attentes.

 

Si par moment Vampire Academy a du mal à jongler entre toutes les intrigues qu’elle développe, elle parvient tout de même à garder un rythme soutenu. Il n’y a rien de mémorable chez les acteurs et certains personnages n’ont rien à raconter mais le talent de chacun émerge que très rarement. J’espère cependant que Vampire Academy aura une chance pour une saison 2 car elle mérite amplement de développer un peu plus ses personnages et son univers. Il y a du potentiel et après les tentatives de Netflix (First Kill et V-Wars) annulées après une saison, j’aimerais bien voir une nouvelle série de vampires durer dans le temps…

 

Note : 6/10. En bref, Julie Plec a un véritable goût pour le divertissement vampirique et cela fonctionne bien ici même si dans un sens Vampire Academy n’offre pas grand chose de mémorable. C’est un divertissement efficace, ni plus ni moins.

Prochainement en France

 

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