Critique Ciné : Run Sweetheart Run (2022, Amazon Prime Video)

Critique Ciné : Run Sweetheart Run (2022, Amazon Prime Video)

Run Sweetheart Run // De Shana Feste. Avec Ella Balinska, Pilou Asbaek et Clark Gregg.

 

Avec Blumhouse il y a le haut du panier et souvent le fond des égouts. Run Sweetheart Run a la chance d’être plus agréable que ce que j’aurais pu imaginer. Ce n’est pas parfait mais cela tient son rythme jusqu’au bout. Comme souvent chez Blumhouse l’introduction est assez longue et pesante. Certains moments trainent la patte et donnent l’impression que l’on doit attendre LE twist pour que le film avance réellement. Par chance, le charme d’Ella Balinska rend son personnage attachant assez rapidement et le côté très mystérieux de Pilou Asbaek est tout de suite introduit. N’attendez pas de Run Sweetheart Run un grand film mais un divertissement qui fait le travail demandé. Ce film féministe (jusque dans la mythologie même de l’histoire) défend bec et ongles son histoire et le fait de façon plutôt soignée. Shana Feste tient assez bien ses promesses en nous plongeant dans ce Los Angeles que l’on ne voit pas forcément tout le temps. A la fois le Los Angeles de la gentrification et celui de la misère que les pouvoirs publics repoussent sans cesse. 

 

Après ce qui commence comme un dîner avec un client, une mère célibataire se retrouve traquée par un monstrueux assaillant.

 

Run Sweetheart Run me rappelle alors un peu le Los Angeles de Collateral. Shana Feste n’est clairement pas Michael Mann mais elle offre à Cherie et tous les personnages de Run Sweetheart Run l’occasion de briller à l’écran intelligemment. Le propos est presque simpliste et les révélations un brin prévisibles mais le film entretient assez bien son rythme donnant une envie frénétique d’aller au bout de l’histoire. On sent les influences du cinéma d’horreur à tous les coins de rue (comme Ethan sent Cherie). Que cela soit un film très métaphorique (dans la lignée de Smile récemment), une course sur des synthé façon John Carpenter, le précepte de départ qui ressemble un brin au fameux roman Most Dangerous Game ou un brin de Purge sur les bords avec un twist. Comme Carpenter savait que son message ne pouvait pas passer sans effrayer son spectateur, Run Sweetheart Run tente (et réussi en partie) tout un tas de choses et certains éléments fonctionnent réellement. En dehors d’un scénario parfois très facile et de révélations que l’on voit venir avant de les entendre, Run Sweetheart Run fonctionne. 

 

Note : 6/10. En bref, une agréable surprise assez divertissante et tenant assez bien ses promesses pour mériter le coup d’oeil. 

Disponible sur Amazon Prime Video

 

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