Mammifères (Saison 1, 6 épisodes) : James Corden a un problème de couple

Mammifères (Saison 1, 6 épisodes) : James Corden a un problème de couple

Mammals n’est pas la série au point de départ le plus original du monde. L’histoire de cette série a déjà été racontée des dizaines de fois (et en mieux d’ailleurs). Pour son grand retour à l’écriture, James Corden délivre tout de même ce qu’il sait faire. Cela fait des années qu’il n’a rien écrit pour le petit écran (depuis The Wrong Mans, qui a d’ailleurs connu un remake français sur Disney+) alors qu’il peut être bon quand il le veut. Mammals est donc une série sur la fidélité mais ce n’est pas vraiment ce sur quoi la série se concentre. Disons que c’est tellement survolé que cela n’a pas l’impact voulu. Les personnages sont à côté de ça un peu moins bons que l’on peut l’espérer aussi mais il y a quelques moments étranges qui parviennent à rendre le tout un poil plus sympathique que prévu. Alors que James Corden est aujourd’hui coincé dans son rôle de présentateur de late show, Mammals vient tout de même nous rappeler qu’il s’agit avant tout d’un bon comédien (car ce n’est pas avec Cats que l’on a eu cette occasion). Mais tout ce que Mammals fait n’est pas vraiment original ou pas suffisamment pour sortir la série du lot. 

 

Le chef cuisinier, Jamie, découvre les secrets de sa femme enceinte, Amandine. Parallèlement, il apprend que le mariage de sa soeur, Lue avec son beau-frère, Jeff, bat de l'aile.

 

Et ce n’est pas en collant une bande originale française que Mammals va réellement parvenir à sortir des sentiers battus. La façon dont la fidélité est dépeinte comme une grande thématique de la série a beau être intéressante sur le papier, ce n’est pas suffisamment bien développé pour être mémorable. Les six épisodes qui composent Mammals sont sympathiques à suivre et en les enchaînant on ne voit pas forcément le temps passer mais ce n’est pas assez bien équilibré pour que l’on ait envie de se souvenir de tout ça. En restant très superficielle dans sa façon de traiter sa thématique, Mammals n’a jamais l’occasion de nous surprendre et se contente donc de faire ce que l’on a déjà vu ailleurs (et autrement). Si vous cherchez une série autour du chef d’un restaurant qui est en pleine crise personnelle, alors regardez The Bear (FX) qui est l’une des meilleures séries que vous verrez cette année sur le petit écran alors que Mammals est un peu son pendant fast-food. 

 

L’autre erreur de Mammals est de vouloir raconter beaucoup de choses sans trop savoir comment les organiser. C’est donc parfois une sorte de cacophonie d’idées en tout genre. Si certaines fonctionnent bien et que les personnages ont des personnalités identifiables, l’ensemble manque de moments forts. James Richardson (Monsters, Bronson) tente donc tout un tas de choses afin de voir ce qui peut fonctionner mais avec seulement six épisodes Mammals n’a pas le temps de prendre trop son temps. On se retrouve donc avec des errances narratifs étranges qui sont en grande partie sauvées par le casting. James Corden de son côté est pour le coup très bon dans son rôle. Jamie, son personnage, est ce que la série a de mieux écrit alors que ceux qui gravitent autour de lui ne sont que le reflet de tout ce que l’on a déjà vu du genre ailleurs (et en mieux). C’est aussi parfois un brin bizarre et l’ambiance étrange permet de rester accroché assez facilement au récit. 

 

Si l’intrigue, bien que déjà vu, se développe rapidement et ne perd pas trop de temps, c’est aussi pour cela que Mammals n’est pas un raté. C’est une série qui donne malgré tout envie d’enchaîner les épisodes sans trop être regardant. Tout cela jusqu’à la fin, tout aussi étrange, qui permet finalement de faire le lien et de rassembler le tout intelligemment. 

 

Note : 6/10. En bref, le talent d’acteur de James Corden fait pour une bonne partie de l’intérêt de Mammals. 

Disponible sur Amazon Prime Video

 

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