The Devil’s Hour (Saison 1, 6 épisodes) : le Mal est parmi nous

The Devil’s Hour (Saison 1, 6 épisodes) : le Mal est parmi nous

The Devil’s Hour tient son titre de la fameuse « heure du Diable ». D’autres séries avant elle ont déjà raconté l’histoire de cette fameuse heure (dernièrement Evil l’a fait). Tom Moran (Wild Bill, The Feed) créé alors une histoire qui en apparence ressemble à d’autres histoires du même genre. Peter Capaldi (Doctor Who) est probablement l’un des acteurs les plus fascinants et capable d’être effrayant que je connaisse. Mais The Devil’s Hour passe par de nombreuses étapes tout au long de son histoire qui laisse le téléspectateur réfléchir sans vraiment lui donner les clés et les réponses. C’est d’ailleurs la fin de The Devil’s Hour qui est une vraie récompense et permet de recoller toutes les pièces d’un puzzle complexe. The Devil’s Hour se déguste au fil des épisodes au début comme un thriller classique et pas forcément très original. Disons que les deux premiers épisodes ressemblent à de nombreuses séries britanniques du genre que l’on a déjà vu des dizaines de fois.,

 

Une femme se réveille chaque nuit à 3h33 du matin - la soi-disant heure du diable entre 3h et 4h du matin -. Le fils de Lucy Chambers, âgé de huit ans, est renfermé sur lui-même. Sa mère parle à des chaises vides. Bientôt son nom est inexplicablement lié à une série de meurtres brutaux dans la région...

 

Lorsque l’on fait attention aux détails (et ce n’est pas facile de se prendre au jeu au départ), alors The Devil’s Hour se révèle être une excellente série. C’est un mélange savoureux entre quelque chose de surnaturel au début et surtout un véritable mystère. La mise en scène fait tout pour créer une ambiance à la hauteur du scénario. Cela permet aussi d’éviter de nous perdre complètement. Un brin déboussoler au début, The Devil’s Hour parvient à captiver son téléspectateur et à nous pendre aux lèvres des personnages afin de cerner tout ce que la série peut nous offrir de surprenant. Le vrai bijou dans The Devil’s Hour c’est le dernier épisode de la saison. La différence entre les cinq premiers épisodes et le dernier est énorme. D’autant plus que le dernier épisode permet de réapprécier différemment les épisodes précédents. Ce n’est pas courant qu’une série soit capable d’une telle chose mais je suis heureux de voir qu’ils savent le faire.

 

The Devil’s Hour utilise donc son intrigue de base qui ressemble à d’autres afin de pousser ses propres ambitions différemment. L’émotion que peut créer le sentiment de peur est forcément importante ici. Il y a presque une sorte de mélange entre les séries de Mike Flanagan et un brin de M. Night Shyamalan mélangé à une sauce encore différente. C’est donc comme une sorte de synthèse de ce qui fonctionne réellement dans le genre. Je ne m’attendais pas du tout à être aussi pris par l’histoire mais une fois que l’on est dedans alors The Devil’s Hour est tout sauf prévisible. Tous les rôles, même les moins importants, sont tous très bien écrits et très bien incarnés. Une fois terminé, j’ai repensé à L’effet Papillon. Je pense que tous les gens qui ont aimé ce film avec Josh Hartnett aimeront réellement The Devil’s Hour. Il y a même des questions philosophiques qui sont posées à travers le récit et qui sortent encore du cadre, apportant de nouvelles couches de lecture.

 

Note : 7.5/10. En bref, une excellente surprise.

Disponible sur Amazon Prime Video

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article