Alice in Borderland (Saison 2, 8 épisodes) : terminer le jeu de cartes à tout prix

Alice in Borderland (Saison 2, 8 épisodes) : terminer le jeu de cartes à tout prix

Après cette saison 2, difficile d’imaginer une saison 3 de Alice in Borderland. Pourtant, les mangas originels dont est adapté Alice in Borderland ont une suite donc je suppose qu’il pourrait y avoir de nouveaux évènements à venir, surtout avec le suspense laissé au travers de la dernière image de la saison : l’apparition de la carte Joker. Le dernier épisode de la saison 2 nous fait tout de même une révélation étonnante : tout ce que l’on a vu depuis le début de la saison 1 découle de la chute d’une météorite sur Tokyo. On sent que cette saison 2 se veut plus touchante que la première, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il y a tout de même un petit problème de rythme, à cause de flashbacks qui même en approfondissant les personnages, ne permettent pas toujours de faire le lien avec le reste de façon intelligente. Je préfère le côté parfois onirique de la série, apportant un peu plus d’émotions vives (surtout dans le dernier épisode qui en plus d’être riche en twists, s’avère bien plus surprenant que prévu). 

 

Après une première saison réussie, bien meilleure que son pendant coréen Squid Game (sorti une année après sur Netflix), Alice in Borderland poursuit son lot de jeux mortels afin de collecter des cartes d’un jeu de cartes. Le principe de la série ne change pas en saison 2 si ce n’est que le jeu devient de plus en plus difficile et que les morts s’accompagnent de la disparition de personnages importants du jeu. Certains épisodes ne sont pas aussi efficaces et originaux que durant la première saison mais la continuité est là et tient la route. Alice in Borderland a cette capacité assez folle de tenir en haleine son spectateur et de ne jamais le lâcher du regard. Chaque épisode s’enchaîne sans trop de difficultés et donne envie de voir la suite. Ce qui me plait dans Alice in Borderland par rapport à Squid Game c’est qu’elle exploite avec plus d’ampleur et de romanesque le concept des jeux de la mort. 

 

Alice in Borderland sait reste une oeuvre intrigante et accrocheuse tout en ayant aussi ses propres défauts. Tokyo continue d’être un terrain de jeu fétiche pour les personnages alors que la ville se transforme peu à peu en ville post-apocalyptique suite aux jeux explosifs. Mais la nature reprenant elle aussi ses droits, elle s’impose de plus en plus. Il y a moins d’épreuves dans cette saison 2 ce qui permet de se concentrer un peu plus sur les personnages. Les différents survivants que l’on a appris à connaître durant la saison 1 sont disséminés un peu de partout dans ce monde aussi étrange que fascinant. Les scénaristes osent encore tout, notamment en tuant des personnages comme elle le souhaite sans vergogne. Le développement plus important des personnages permet aussi de s’attacher encore plus à eux et donc à l’univers. Maintenant que l’on connaît la construction d’Alice in Borderland et que l’on échappe aux diverses histoires annexes de la saison 1 (comme les personnages de la plage, etc.), on se concentre sur ceux qui valent le coup.

 

Certains jeux sont assez fous comme celui du valet de coeur où chacun doit se faire confiance afin d’éliminer le véritable valet de coeur (et l’épisode réserve d’ailleurs son twist sur le sujet, assez bien amené au détour d’un moment aussi très émouvant). L’épisode 7, avant dernier de la saison, est lui aussi impressionnant alors qu’il décime littéralement tous ceux que l’on a pu connaître (ou presque). Je n’ai pu retenir mes larmes car mine de rien, cette saison 2 a réussi à faire ce que la saison 1 n’avait pas totalement réussi : m’attacher aux personnages plus qu’à l’univers en lui-même. Pour apprécier pleinement les deux derniers épisodes de la saison, il faut aimer les personnages alors que l’univers n’est finalement qu’un décorum servant de twist tordu mais efficace. Certains jeux sont un peu plus mineurs à mes yeux comme le jeu du roi de trèfle dans les containers. Je n’ai pas été aussi surpris par ce jeu que par d’autres mais il n’en reste pas moins un épisode avec une charge émotionnelle là aussi réussie. 

 

Visuellement, Alice in Borderland continue d’être travaillée et de nous offrir des moments fous. On sent la créativité et la liberté de création des producteurs. Netflix a clairement laissé champ libre à la série pour faire ce qu’elle veut. C’est fort et impactant. En somme, tout ce que l’on a envie d’attendre d’une série de cet acabit là. 

 

Note : 7.5/10. En bref, une saison plus sombre, plus riche en émotions au twist final étonnant mais réussi. 

Disponible sur Netflix

 

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