Critique Ciné : Enzo le Croco (2022)

Critique Ciné : Enzo le Croco (2022)

Enzo le Croco // De Will Speck et Josh Gordon. Avec Doryan Ben, Shawn Mendes et Javier Bardem.

 

Il y a un vrai charme dans Enzo le Croco (ou Lyle Lyle Crocodile en VO) mais aussi quelque chose de beaucoup trop léger en termes d’écriture. Ça réchauffe les coeurs, c’est mignon mais cela manque tout de même d’une menace, d’un antagoniste qui pourrait bousculer ce petit univers si joliment construit autour d’un crocodile qui chante. Avec ce manque de challenge, Enzo le Croco n’arrive jamais à être ce que l’on a envie qu’il devienne. Enzo le Croco est plus ou moins ce que l’on peut attendre d’un crocodile qui chante. Adapté d’une série de romans pour enfants des années 60, Enzo le Croco ajoute des chansons pop et des références modernes (notamment à America’s Got Talent renommée dans le film Show Us What You’ve Got). On sent que le film veut ressembler un peu à Paddington mais à la sauce américaine. C’est une très bonne idée et dans son ensemble c’est tellement feel good que l’on ressort malgré les défauts ému et le sourire aux lèvres. 

 

Quand la famille Primm déménage à New York, leur jeune fils Josh peine à s'adapter à sa nouvelle école et à ses nouveaux camarades. Tout cela change quand il découvre Enzo - un crocodile chanteur qui aime les bains et le caviar – et qui vit dans le grenier de sa nouvelle maison. Enzo et Josh deviennent rapidement amis, mais lorsque l'existence de l’insolite crocodile est menacée par leur diabolique voisin, M. Grumps, les Primm s'allient avec Hector P. Valenti, le propriétaire d’Enzo, afin de prouver au monde qu’une famille peut toujours s’improviser, et qu'il n'y a aucun mal à intégrer un grand reptile mélomane, doté d'une personnalité haute en couleur et d’une incroyable voix.

 

Il y a une certaine forme d’innocence dans Enzo le Croco qui fait plaisir à voir et à ressentir. J’ai toujours eu de l’affection pour ces films pour enfants (et même adultes) bienveillants. Le casting est pour beaucoup je dois l’avouer. Javier Bardem est excellent en homme de spectacle, un brin forain dans sa prestation et Constance Wu est touchante et attachante dans son rôle de mère de Josh. Rien n’est parfait et Enzo le Croco tombe rapidement sur un problème : celui que l’histoire ne semble pas avoir de but. Il y a forcément le but de voir le crocodile combattre sa timidité mais ce n’est pas suffisant pour tenir un film entier. Cela manque d’un vrai antagoniste. Javier Bardem aurait pu l’être mais son personnage est bien trop sympathique pour être une sorte de menace pour les Primm et Enzo, le crocodile qui chante. Will Speck et Josh Gordon (Blades of Glory) nous offrent tout de même un joli spectacle. Le crocodile est même tout mignon visuellement ce qui peut rapidement nous faire oublier les défauts du récit. 

 

Note : 6/10. En bref, c’est mignon, touchant et ça réchauffe les coeurs. Dommage que cela ne soit pas plus musclé au niveau de l’écriture. 

Sorti le 30 novembre 2022 au cinéma

 

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