Critique Ciné : La Proie du Diable (2022)

Critique Ciné : La Proie du Diable (2022)

La Proie du Diable // De Daniel Stamm. Avec Jacqueline Byers, Virginia Madsen et Colin Salmon.

 

La Proie du Diable c’est une énième histoire de possession comme on en voit déjà fleurir chaque année au cinéma. Le problème des films d’exorcismes c’est qu’ils sont incapables de reproduire ce que L’Exorciste a su créer dans les années 80. Certains ont réussi (je pense aux Conjuring par exemple) mais les effets ne sont pas aussi impressionnants non plus. Ce qui ne va pas dans La Proie du Diable c’est surtout le manque cruel d’originalité. On suit une histoire que l’on a l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois. De ce fait, on a déjà tout vu et même les jump-scares donnent l’impression d’avoir déjà été vu précédemment. Il n’y a pas spécialement de but précis dans La Proie du Diable, rendant le tout bien moins percutant et mémorable que l’on ne pouvait l’espérer. Toutes les thématiques du film se rassemblent pour un effet plus que décevant. Je ne vois pas trop où le film veut réellement en venir et ce malgré le potentiel que l’histoire pouvait avoir à certains moments. Même le montage est assez catastrophique et ne cherche jamais à nous engager intelligemment dans quoi que ce soit.

 

Selon les archives du Vatican, les cas de possession démoniaque ont considérablement augmenté ces dernières années. Pour y faire face, l'Église catholique a secrètement rouvert les écoles d’exorcisme. Sur ce champ de bataille spirituel, Sœur Ann, une jeune nonne, se distingue comme une combattante prometteuse. Bien qu’il soit interdit aux religieuses de pratiquer des exorcismes, un professeur détecte chez elle ce don particulier et accepte de l’initier. Mais son âme est en danger car les forces maléfiques qu'elle combat sont mystérieusement liées à son passé traumatique : le diable l’a choisie et il veut entrer…

 

Ce n’est pas faute d’essayer pourtant. Alors que les possessions augmentent dans le monde, il y a une école où des prêtres catholiques sont entrainés à pratiquer des exorcismes. L’exorcisme a toujours eu une fine ligne entre la fiction et la réalité dans le sens où c’est une extrapolation (à mes yeux) de cas psychiatriques. Soeur Ann, notre héroïne et jeune nonne, a rejoint le clergé suite à la possession de sa propre mère. On se retrouve alors avec tous les poncifs du genre, sans véritable originalité, ni même quoi que ce soit de neuf. Avec une heure et demie pour se raconter, La Proie du Diable finit par ne pas avoir grand chose à offrir. Les personnages sont trimbalés de scènes en scènes sans originalité, sans surprises et sans folie. Là où je m’attendais à quelque chose de neuf, je me retrouve avec du vieux. On a des corps qui se contorsionnent, qui jouent à Spiderman au plafond, en gros tous les bons vieux effets qui aujourd’hui ne font plus vraiment d’effet. Mais là où La Proie du Diable aurait pu au moins jouer la carte du fun, il n’y a rien dont on peut rire non plus. 

 

Note : 3/10. En bref, un bon film pouvait se cacher derrière La Proie du Diable mais le résultat est plus que décevant. 

Sorti le 26 octobre 2022 au cinéma

 

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