Jungle (Saison 1, 6 épisodes) : drame sur fond de rap britannique

Jungle (Saison 1, 6 épisodes) : drame sur fond de rap britannique

Jungle est une série assez étonnante, mélangeant le rap britannique avec un drame policier. Junior Okoli et Chas Appeti, inconnus au bataillon, parviennent à démontrer qu’ils ont un vrai talent dans l’écriture et pas seulement dans la narration d’une série mais aussi dans les textes rapés de cette saison. Si six épisodes cela peut être court, c’est ici la durée parfaite pour s’imprégner de l’univers et en apprécier chaque instant. Les drames urbains ont tendances à se répéter mais Jungle propose quelque chose de neuf, un regard plus poétique et plus humain. Dans un sens, Jungle est à ranger du côté de Top Boy (Netflix) parmi les séries urbaines de la banlieue de Londres. Mais les deux séries sont totalement différentes malgré tout car Jungle a su se ranger dans une autre case tout en offrant des thématiques pour certaines similaires. Au fond, Jungle fonctionne presque plus comme un film que comme une série. Le futur dépeint dans la série est réaliste avec un brin de film noir et de visuels faisant référence à la culture des gangs londoniens. 

 

Dans un futur proche à Londres, deux jeunes hommes tentent de devenir meilleurs, mais sont contraints de faire face aux conséquences de leurs actes.

 

Visuellement aussi Jungle sait être belle pour se laisser regarder. On est happés par le visuel et la photographie. On sent que le but était de faire un produit fini et pas une énième série de genre qui passerait complètement à côté de son idée de base. La vie peut parfois vous réserver de mauvaises surprises et mettre des obstacles sur votre chemin. C’est donc à partir de ce principe là que Jungle tente de développer tout un récit autour. L’idée de transformer des rappeurs en acteurs était donc une excellente idée. Tinie Tampah, Unknown T, M24 et d’autres passent de la scène à l’écran pour Jungle et en plus de nous offrir de très bons moments rappés à l’écran, c’est bien plus que ça. Mais plutôt que de répéter ce que Top Boy a déjà fait, Jungle tord le récit afin de lui donner une allure complètement différente. 

 

Certaines scènes de Jungle sont particulièrement fortes et authentiques (un mort précoce avec un chagrin palpable qui est ressenti juste après) mais à d’autres moments Jungle se permet d’être plus meta, choisissant de briser le fameux fourth wall. On sent aussi les influences plus théâtrales par moment et notamment du côté de Shakespeare (et plus particulièrement Macbeth dans la tragédie qui se joue sous nos yeux où un personnage, se sentant coupable, vit des hallucinations). Les dialogues se transforment donc par moment en rap avec de vrais rythmes. C’est assez révolutionnaire et vivant pour être noté. Les paroles sont souvent violentes, menaçantes et rythmées de nombreuses phrases mais cela force aussi la réflexion sur les thématiques que veut aborder Jungle. 

 

Dans son ensemble, Jungle est constante. Les six épisodes offrent quelque chose de nouveau dans un monde un peu déjà vu. Je ne serais pas contre une saison 2 si Amazon Prime Video voulait nous en offrir une. C’est tellement différent de ce que l’on peut voir ailleurs que je ne serais pas contre cette idée.

 

Note : 7/10. En bref, une belle surprise. 

Disponible sur Amazon Prime Video

 

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