Let the Right One In (Saison 1, 10 épisodes) : encore des vampires

Let the Right One In (Saison 1, 10 épisodes) : encore des vampires

Les vampires sont de retour cette année et avec pas mal de séries totalement différentes. Let the Right One In chez Showtime est l’adaptation d’un film suédois qui pour le coup mérite bien plus le coup d’être vu que cette série. Let the Right One In est une série intéressante sur le papier mais dans son exécution elle laisse parfois à désirer, comme si le récit tournait un peu autour d’un pot qui n’était pas suffisamment fourni. Troisième adaptation du roman de John Avide Lindqvist après le film original et son remake américain. L’adaptation américaine était inutile et cette nouvelle version n’est pas plus palpitant que ça. C’est sympathique par moment, grandement aidé par le casting qui pour le coup est séduisant. Demain Bichir est excellent dans son rôle de mère. Mais ce n’est pas tout car Anika Noni Rose sous les traits de la mère d’Isaiah, Naomi, est là aussi l’un des rayons de soleil de la série. Dommage que Naomi joue à la détective quand tout ce que j’aurais aimé voir c’est une alchimie avec Foreman se développer. Disons que le côté New York Police Judiciaire n’est pas ici ma tasse de thé, peut-être car l’on sent le schéma usé et peu inspiré. 

 

Quand Let the Right One In se concentre sur les émotions de ses personnages et notamment la relation entre Mark et sa fille vampire, alors la série fonctionne bien mieux. Sauf qu’avec énormément de choses à jouer en parallèle, le récit a du mal à décoller. L’arrivée de Claire (incarnée par l’excellente Grace Gummer, fille de Meryl Streep) sous les traits d’une scientifique dont le père, Arthur est incarné par l’autre ponte des séries : Zeljko Ivanek. Plus on regarde le casting de Let the Right One In plus on se demande ce qui ne fonctionne pas. Car moi-même tout au long de la saison j’ai été impressionné par la qualité du casting et le jeu de chacun mais l’histoire en elle-même n’est pas suffisamment forte pour tenir les promesses. Claire déteste donc son père à cause d’un scandale à deux francs six sous. Si c’est sympa pour la dramaturgie, la série a tendance à se reposer parfois sur des lauriers bien trop maigres pour faire sensation. 

 

Sans parler du twist de mi saison qui lie directement l’histoire de Claire à celle d’Eli qui n’est pas suffisamment fort pour satisfaire un téléspectateur qui s’est déjà farci six épisodes où l’histoire n’a que peu de choses à raconter. La façon dont l’univers de Let the Right One In est construit manque donc de matière et cela se ressent très rapidement dans le premier épisode. On navigue entre les personnages et les intrigues tout en doutant de la capacité des scénaristes à nous surprendre ou en tout cas à faire quelque chose de grandiose avec ce qu’ils ont entre les mains. Certaines scènes du film suédois sont excellentes et mémorables alors que Let the Right One In se contente de l’horreur classique et simpliste. On n’a pas de vraies scènes mémorables là où le genre permettait justement de sortir un peu du cadre habituel. 

 

La façon dont sont développés les personnages manque donc de qualités. J’ai l’impression que les scénaristes ne savent pas trop dans quelle direction ils veulent aller ni ce qu’ils peuvent faire pour nous surprendre. L’idée d’utiliser New York par rapport au film original et le remake américain (Nouveau Mexique) est intéressante car c’est une terrain de jeu parfait pour ce genre de séries. Il y a ces petits ruelles étranges, étroites et sombres qui créent tout de suite une vraie ambiance. Sans parler des tunnels du métro et tout ce que la série tente d’exploiter afin d’offrir à nos mirettes un peu de matière. L’un des meilleurs épisodes de la saison est l’épisode sept. C’est d’ailleurs cet épisode qui nous révèle comment Eli est devenu un vampire. Si cet épisode indépendant du reste permet donc d’offrir plus de profondeur à un personnage quand le reste de la saison n’a rien réussi à faire dans ce sens c’est qu’il faut se poser des questions. 

 

Quand Let the Right One In parvient à faire en sorte que ses personnages soient un peu plus que des astuces narratives pour faire avancer le récit alors on s’attache tout de suite mieux au récit. Les personnages peuvent ainsi justifier leur existence et nous offrir des surprises étonnantes. Mais dans une saison de dix épisodes, quand un épisode est remarquable c’est assez maigre. Alors que les vampires ont actuellement le vent en poupe, je dois avouer que je trouve Let the Right One In bien trop maigre pour être surprenante. 

 

Note : 4.5/10. En bref, Let the Right One In n’est pas totalement ratée mais a du mal à parvenir au niveau attendu. C’est souvent lancinant et il faut attendre l’épisode six pour que la série décolle réellement.

Prochainement sur myCanal

 

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