The Calling (Saison 1, 8 épisodes) : un policier croyant pas vraiment palpitant

The Calling (Saison 1, 8 épisodes) : un policier croyant pas vraiment palpitant

David E. Kelley est de partout. Et peut-être un peu trop. Ce créateur prolifique de ces dernières années est présent sur toutes les plateformes (Big Little Lies, Nine Perfect Strangers, The Undoing, Anatomy of a Scandal, Big Shot, La Défense Lincoln, Big Sky). Il nous offre donc une toute nouvelle création originale et malgré tous les défauts que The Calling peut avoir, elle n’en reste pas moins une série étrange et intrigante. Disons que les débuts de The Calling sont prometteurs mais que la série n’arrive pas forcément à tenir ses promesses sur la longueur. Les personnages secondaires ont tous un peu de charisme pour tenir quelques promesses ici et là même si le ton de la série est relativement bête et que visuellement ce n’est pas toujours inspiré. Pourtant les deux premiers épisodes sont réalisés par Barry Levinson (Rain Man, Des hommes d’influence). On pourrait alors se dire qu’il apporte quelque chose mais globalement c’est assez passe-partout et moins inspiré que ce que l’on était en droit d’attendre de sa part. Mais les couleurs de The Calling ne sont pas intéressantes.  

 

Un détective de la police de New York, Avraham Avraham, commence à remettre en question son humanité lorsqu'une enquête apparemment routinière bouleverse ses certitudes...

 

Je ne connais pas le roman dont The Calling est l’adaptation. The Calling tente d’être spéciale à sa façon mais a du mal à sortir des sentiers battus de la série policière. Ce n’est pas toujours bien écrit mais le mystère parvient tout de même à être intéressant. Certaines scènes sont même assez bêtes alors qu’il y a par exemple aux débuts une prise d’otage. La façon dont la série tente de nous offrir une vision de la foi ne fonctionne pas toujours. L’idée d’ajouter la religion dans le monde des séries policières est forcément un angle d’attaque original. Un thriller policier est même une forme de narration intéressante pour explorer les différents aspects de la religion, comparé à son côté social. Ce n’est pas souvent sur le petit écran que la religion prend sa part (sauf peut-être dernièrement avec efficacité dans Under the Banner of Heaven). Souffrant par moment d’une écriture trop gourmande et pas suffisamment palpitante, The Calling a du mal à donner du sel à ce qu’elle nous raconte. C’est même parfois un brin trop kitch pour faire sensation. 

 

The Calling cherche constamment à lier le travail d’enquête du héros avec sa spiritualité et cela ne se fait pas toujours de façon ultra fluide. L’idée que la religion soit irrationnelle ou instinctive est une version assez aseptisée de la religion. Dommage que The Calling ne cherche pas à parler de la façon dont le judaïsme peut influer sur la vie séculaire du héros. Si certains moments sur la vie imprégnée de religion est intéressante, cela manque de réflexion malgré tout. Je m’attendais aussi dans la structure à quelque chose de légèrement différent, d’un peu plus proche de ce dont E. Kelley est capable. J’ai surtout l’impression que le créateur a perdu son talent pour écrire des personnage. Là où par le passé je vantais énormément de ses qualités, je suis en train de perdre complètement foi en lui. C’est un comble pour une série avec une histoire de foi en parallèle. Difficile de défendre le scénario d’E. Kelley ici. Trop d’éléments génériques, peu de surprises et des éléments parfois ennuyeux. The Calling a une bonne idée de départ mais ne sait pas comment faire pour la rendre percutante. 

 

Note : 4.5/10. En bref, une excellente idée gâchée par la médiocrité du scénario et une mise en scène assez amorphe. 

Prochainement en France

 

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