The English (Mini-series, 6 épisodes) : western magnifique

The English (Mini-series, 6 épisodes) : western magnifique

Avec The English, Hugo Blick (Sensitive Skin, The Shadow Line) nous plonge dans un western étonnant et surtout somptueux. Cette série est belle et surtout offre un point de vue assez différent de ce que l’on peut voir habituellement dans le genre. L’introduction du premier épisode ne symbolise pas vraiment ce à quoi il faut s’attendre par la suite. Nous sommes en 1890, les derniers jours de la colonisation du vieil ouest et notre héros presque silencieux est Eli Whipp, incarné par un excellent Chaske Spencer. Eli est un natif de Pawnee et ancien éclaireur de la cavalerie de l’armée américaine. Il est alors en route pour le Nebraska afin de revendiquer son dû pour son service militaires. Tout cela malgré les avertissements selon lesquels les hommes blancs en charge n’honoreront jamais leur dette. Notre héroïne est Lady Cornelia Locke, incarnée par Emily Blunt. Elle arrive d’Angleterre dans une auberge éloignée du Kansas sur la piste de l’homme qu’elle tient pour responsable de la mort de son fils. Là, elle trouve le directeur, M. Watts (incarné par Ciarán Hinds plus terrifiant que jamais) alors en train de torturer… Eli.

 

L'Anglaise Cornelia Locke débarque dans l'Ouest sauvage des Etats-Unis pour se venger de l’homme qu’elle considère comme responsable de la mort de son fils. Elle y rencontre Eli Whipp, un ancien éclaireur de cavalerie, issu du peuple Pawnee. Très vite, ils se découvrent une histoire commune qu'ils vont devoir surmonter...

 

Elle veut acheter sa sécurité mais elle est battue pour ça. Il devient clair que la nouvelle de ses intentions vengeresses l’a précédée et que Watts a pour instruction de la tuer. Et le meurtre de Cornelia sera alors mis sur le dos d’Eli. Avec ce point de départ, le sauvetage devient mutuel et permet de créer instantanément une relation entre les personnages. Après s’être sauvé et avoir tué quatre personnages dans un bain de sang assez détonnant, la relation entre ces deux âmes perdues et tourmentées va par la suite habiter le reste de la saison. The English n’est pas une histoire de romance comme l’on en voit des tonnes. Cela va bien plus loin que ça. Pour autant, l’intrigue qui enrobe les émotions de la série est assez alambiquée. Cela n’a pas vraiment d’importance car ce qui compte dans The English ce sont les personnages et ces paysages magnifiquement mis en scène. 

 

Nous allons rencontrer tout un tas de personnages étonnants (mention spéciale à Nichola McAuliffe dans le rôle du meurtrier Black Eyed Moi). Tous ces personnages ne sont pas sans évoquer l’impitoyable vieil ouest et illustrent parfaitement la réflexion d’Hugo Blick, le créateur, sur le nombre d’entre nous qui resteraient sains d’esprit dans un pays sans loi où personne ne peut vous entendre, ni se mettre en travers de votre chemin ou crier. The English parle des massacres sur lesquels se sont construits le Nouveau Monde. Dans l’histoire d’Eli, on retrouve la cruauté de tout ce qui s’est passé. Et Cornelia de son côté apparait comme une porte d’entrée dans ce monde étonnant. La prestation des membres du casting permet à The English de sortir du lot et de nous offrir tout un tas de surprises étonnants. Chaske Spencer que vous avez probablement tous vu dans un rôle de loup garou dans la saga Twilight est ici une révélation. Il est fort, silencieux mais aussi frustré et intelligent. Il nous fait passer par tout un tas d’émotions diverses, rendant le tout encore plus mémorable. 

 

Visuellement, il y a là aussi un véritable travail qui a été fait et qui est sensationnel. Les scènes d’action sont quant à elles assez intenses pour imprimer et ce même si l’on n’est pas toujours sûr de ce qui se passe sous nos yeux. Pour toute la brutalité que The English peut mettre en scène, il y a derrière des moments plus intimistes et riches en émotion. Il n’y a jamais vraiment eu de western comme The English sur le petit écran. Cette idée de revisiter les frontières américaines dans un paysage tendu où la loi n’est pas vraiment ce que les gens ont envie de faire respecter (peut-être aussi car elle n’existe pas). En évitant de tomber dans des pièges faciles ou des gimmicks sans intérêt, The English préfère rester droite dans ses bottes et faire évoluer son récit et ses personnages. Petit à petit tout est distillé au fil des épisodes. Six épisodes brillants qui méritent véritablement votre coup d’oeil.

 

Note : 9.5/10. En bref, l’une des grandes surprises de cette année 2022.

Disponible sur myCanal

 

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delromainzika

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L
dans le genre western, il y a la série 1883, est-ce qu'il y a une critique sur votre blog? je ne la trouve pas.<br /> merci
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