The Recruit (Saison 1, 8 épisodes) : Langley, nous avons un problème

The Recruit (Saison 1, 8 épisodes) : Langley, nous avons un problème

Noah Centineo (The Fosters, A tous les garçons que j’ai aimé) se retrouve donc à la tête de The Recruit, nouvelle série d’espionnage légère made in Netflix. Mais tout ce que The Recruit entreprend est malheureusement assez familier et sans grande surprise malgré la présence de Doug Liman (La Mémoire dans la Peau) à la mise en en scène des deux premiers épisodes. Netflix semble produire des séries en fonction des recommandations qu’elle peut faire. The Recruit n’est pas détestable puisque cela se regarde sans déplaisir mais sans avoir besoin d’être pendus à la suite non plus. Mais cette série d’espionnage n’est pas sans faire écho à d’autres séries d’espionnage légères comme Chuck, Covert Affairs et j’en passe. Il n’y a pas forcément plus de moyens mis en oeuvre dans The Recruit. The Recruit n’est pas spécialement un hommage aux séries que l’on a pu aimé, ni même un copié-collé mais plutôt une série qui a du mal à trouver sa place et justifier son existence au milieu des autres séries de la page d’accueil de Netflix. 

 

Un jeune avocat de la CIA se retrouve propulsé dans le monde dangereux de l'espionnage international lorsqu'une ancienne source menace de révéler des secrets de l'agence.

 

Dès le début, j’ai compris que The Recruit ne serait pas une série d’espionnage de grande facture digne de ce nom. Les dialogues sont assez simplistes, l’action rapidement mise en place sans justification et les personnages assez filiformes. Mais il y a une sympathie qui se dégage du héros par son côté bleu de la CIA. Il faut donc s’enfiler les épisodes de toute la saison pour voir où The Recruit veut réellement nous emmener et surtout pour voir l’intrigue s’intensifier. Les scènes d’action sont assez courtes ce qui est dommage car l’on ne peut jamais réellement profiter de l’ampleur des moments. Le casting n’est pas spécialement formé d’acteurs sérieux. Il y a Colton Dunn (Superstore), Aarti Mann (The Big Bang Theory) et une ambiance bon enfant qui transpire dès le départ. C’est d’ailleurs pour cela que The Recruit me fait penser à Chuck par moment sans en avoir les qualités car à chaque fois que la série fait quelque chose elle ne sait pas si elle veut être une comédie ou un drame pur et dur d’espionnage. 

 

Ce que l’on comprend après le dernier épisode c’est qu’il y a déjà un plan pour une saison 2. Pas sûr qu’elle soit nécessaire pour autant malgré toute la sympathie que The Recruit peut inspirer à de nombreuses reprises. Il n’y a rien de mémorable dans cette série qui donne envie de revenir l’année prochaine pour de nouvelles aventures. Est-ce que l’on a envie d’en savoir plus sur Owen au delà des épisodes simplistes que la série nous a offert ? Pas sûr. Ce n’est pas spécialement un personnage, pas dans le sens traditionnel du reste. On a l’impression de voir la pièce mécanique qui a été construite simplement dans le but de faire avancer l’intrigue d’une saison entière. Tout cela pour éviter que l’on ait à se demander où on en est réellement. Mais en est-on arrivé à ce moment où toutes les séries Netflix ne cherchent plus à être très intelligentes simplement pour que les téléspectateurs n’aient plus besoin de réfléchir si ce n’est enchaîner les épisodes ? 

 

Note : 4.5/10. En bref, The Recruit a des choses à offrir mais tellement peu de frissons qu’une fois vue, la saison ne laisse pas de souvenir impérissable. 

Disponible sur Netflix

 

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C
Voilà une série que j'ai abandonné dès le deuxième épisode, je pensais vraiment que ça allait être une bonne série d'espionnage. Le scénario m'a perdu aussi.
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