Critique Ciné : M3GAN (2022)

Critique Ciné : M3GAN (2022)

M3GAN // De Gerard Johnstone. Avec Allison Williams, Violet McGraw et Ronny Chieng.

 

M3GAN me fait penser à Smile et tous ces films d’horreur creux qui n’ont rien à offrir si ce n’est des trends sur Tiktok. Akela Cooper (Malignant) et James Wan (Saw, Conjuring) auraient pu être un gage de qualité car derrière ses airs de navet, M3GAN a tout de même des idées. Mais celles-ci sont bien trop maigres pour réellement faire mouche. Les effets horrifiques sont tous prévisibles et le récit, tout aussi prévisible, ne parvient jamais à surprendre ou à faire peur comme il se doit. Qu’est-ce que l’on attend d’un film d’horreur ? C’est une question intéressante car on n’attend pas forcément tous les mêmes choses. Gerard Johnstone, réalisateur de M3GAN, ne sait vraiment exploiter le récit afin de créer des jump-scares. En dehors de M3GAN qui apparaît après avoir reproduit le son du chien de la voisine, une grande partie du récit se déroule hors champ de la caméra. Il aurait été plus sordide et donc palpitant de montrer ce côté ultra gore des meurtres de M3GAN (qui ose tuer un enfant, ce qui est assez rare pour être noté dans le genre).

 

M3GAN est un miracle technologique, une cyber poupée dont l’intelligence artificielle est programmée pour être la compagne idéale des enfants et la plus sûre alliée des parents. Quand Gemma devient tout à coup responsable de sa nièce de 8 ans, Cady, dont les parents sont soudainement décédés, elle n’est absolument pas prête à assumer son rôle. Débordée et sous pression au travail, elle décide de lier le prototype M3GAN encore en développement à la petite fille, dans une tentative désespérée de résoudre ses problèmes sur ces deux fronts. Une décision qui va entraîner d’épouvantables conséquences.

 

L’indulgence à ses limites et comme Smile, M3GAN se repose sur des éléments qui seront amenés à faire parler. Dans Smile c’était le sourire forcé, dans M3GAN c’est cette petite danse qui dure quelques secondes dans le film avant qu’elle ne tue le patron de Gemma à coup de lame de lamineuse. La véritable ingéniosité de M3GAN ce sont ses références. Il y en a quelques unes qui sont bien senties mais n’est pas Chucky ou Terminator qui veut non plus. Quand M3GAN veut prendre aux tripes le spectateur, il n’y arrive jamais véritablement. Le récit est assez court pour ne pas avoir trop le temps de s’ennuyer mais M3GAN devient très rapidement lassant. Le seul élément horrifique du film est la violence dont est capable M3GAN mais on est très loin d’Esther ou même de Chucky. Il n’y a tellement rien de malin dans M3GAN que l’on se retrouve avec un prototype de genre qui manque de conviction. Une fois vu, le film ne laisse pas vraiment de souvenir impérissable si ce n’est le désir de revoir plutôt les films d’horreur auquel il fait grossièrement écho. 

 

Note : 3/10. En bref, comme Smile, M3GAN ne sait jamais sur quel pied danser et se repose uniquement sur un élément marketing. Rien de neuf ici si ce n’est une répétition mal fagoté de tout ce que d’autres films ont fait en mieux. Sans parler du manque cruel d’horreur (souvent hors champ), rendant le tout parfois un brin irritant. 

Sorti le 28 décembre 2022 au cinéma

 

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