Critique Ciné : White Noise (2022, Netflix)

Critique Ciné : White Noise (2022, Netflix)

White Noise // De Noah Baumbach. Avec Adam Driver, Greta Gerwig et Don Cheadle.

 

White Noise est probablement le film le plus ambitieux de la carrière de Noah Baumbach. Celui à qui l’on doit l’excellent Frances Ha (2012) ou encore Marriage Story (2020) adapte ici un roman ambitieux avec un casting brillant. Mais White Noise n’est pas toujours aussi brillant que l’oeuvre d’original. Noah Baumbach est très bon pour raconter des histoires de drames familiaux ou domestiques. Le roman de Don DeLillo de 1985 a été considéré par beaucoup comme impossible à adapter au cinéma et ce malgré sa populaire. Le film est assez différent alors que ses ambitions sont beaucoup plus grandes et que les thématiques traitées prennent une perspective légèrement différente. White Noise prend ainsi le temps de parler de sujets de société problématiques en Amérique. Avec un immense budget, Baumbach peut se permettre tout un tas de choses alors qu’il installe des éléments complexes et offre des plans larges pour régaler le spectateur. 

 

À la fois drôle et terrifiant, flamboyant et absurde, banal et apocalyptique, White Noise brosse le portrait d’une famille américaine d’aujourd’hui. Tandis que parents et enfants tentent de gérer tant bien que mal les conflits du quotidien, ils explorent aussi les mystères universels de l’amour et de la mort - et se demandent comment faire pour être heureux dans un monde instable.

 

Adam Driver incarne Jack Gladney, un professeur étudiant Hitler dans une faculté. Il partage sa vie avec sa femme Babbette (incarnée par Grata Gerwig), certains des enfants sont les siens, les autres de lui. Tout cela permet de créer une dynamique intéressante et étonnante. La première partie du film, avant son twist, est très centrée sur la famille et cette fameuse vie de famille. C’est dans ce registre que Noah Baumbach parvient à créer quelque chose d’étonnant et de très réussi. On retrouve quelques têtes connues autour des personnages mais c’est avant tout la famille Gladney qui est notre porte d’entrée vers quelque chose de surprenant. C’est sur cette famille que le film parvient à faire quelque chose de réellement intéressant. Une fois que White Noise devient un film plus fantastique alors les choses se déroulent différemment. La difficulté de maîtrise du ton et du propos ne permettent pas toujours de se prendre au jeu. Certains éléments peuvent rapidement nous sortir du récit quand d’autres viennent nous raccrocher. 

 

Construit en trois actes, très inégaux, White Noise se veut à la fois une satire pertinente sur la peur de la mort de notre société. Le second acte, n’est pas forcément mon préféré mais s’avère réussi dans son utilisation pure et simple de la comédie. Sans jamais être explicite, White Noise a donc du mal à tenir toutes ses promesses. En cherchant à être plusieurs choses en même temps, le film ne sait donc pas forcément sur quel pied danser et échoue donc forcément à créer quelque chose de global. La bande son de Danny Elfman et la mise en scène de Noah Baumbach sauvent en grande partie un scénario qui a du mal à trouver le bon équilibre. C’est intéressant, inégal mais il y a de vraies qualités et idées. 

 

Note : 5/10. En bref, correct mais inégal. Un solide casting, une belle mise en scène offrent tout de même quelques moments forts à White Noise. 

Disponible sur Netflix

 

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