Maternal (Saison 1, 6 épisodes) : fin de congé maternité

Maternal (Saison 1, 6 épisodes) : fin de congé maternité

Cela faisait un moment que je n’avais pas vu Parminder Nagra sur le petit écran. Celle qui s’était faite connaître avec Joue-la comme Beckham et qui par la suite avait rejoint les rangs d’Urgences (pendant six ans) revient donc au monde médical avec Maternal. Je m’attendais cependant à ce que cela soit plus nerveux, plus réaliste que ce que l’on nous présente ici. Si le casting est solide, le scénario est souvent trop léger pour réellement apporter quoi que ce soit au monde des séries médicales. Je n’ai rien contre les séries bienveillantes, bien au contraire, mais je m’attendais tout de même à ce que cela soit autre chose qu’un simple soap. Ce n’est pas comme si les prémices de Maternal ne permettaient pas d’offrir quelque chose de plus mémorable. L’idée reste tout de même de porter son regard sur des femmes médecins qui sont aussi des mères de famille et qui doivent trouver le bon équilibre. Car la vie professionnelle peut souvent empiéter sur la vie personnelle lorsque l’on est médecins. 

 

L’histoire de trois doctoresses retournant au travail après la pandémie après un congé parental. Elles voit devoir trouver le bon équilibre entre les demandes de la NHS et le fait d’être mère. 

 

James Griffiths (Episodes) nous offre ici dans sa mise en scène quelque chose de très léger. On sent que le but n’est pas de nous accabler avec la pandémie mais bel et bien d’offrir aux téléspectateurs une lueur d’espoir. Après tout, pourquoi toutes les séries médicales devraient être sombres ? Pour autant, le milles feuilles narratif de Maternal est assez léger. La vraie force de Maternal vient clairement du fait que ces trois femmes sont épuisées par leur propre carrière et méritent bien de passer leur maternité avec sagesse. Ce n’est pas forcément la série la plus importante de l’année, mais elle a des choses à nous raconter malgré tout. L’aspect médical de Maternal a ses moments, très légers, un peu comme Doc (la série italienne) où l’on sent le poids des bons sentiments avant l’action. La force de Maternal vient de l’amitié entre ces femmes qui tentent de survivre dans un système qui joue contre elles. Il y a tout de même dans cette série une volonté de critiquer la NHS et la façon dont l’hôpital britannique est géré (c’est d’ailleurs un sujet que la France pourrait prendre elle aussi pour une série médicale, même si l’on n’ose pas vraiment tacler ce genre).

 

Avec ces six épisodes, on se laisse porter sans trop réfléchir. Il y a de très beaux moments de vie entre ces femmes. L’humanité que Maternal dégage est sa vraie force. Au delà de ça, rien n’est véritablement mémorable. Il y a des idées mais pas suffisamment pour rendre la série percutante et faire de son message quelque chose de lui. Jacqui Honess-Martin utilise alors de façon assez intelligente les personnages tout en restant légèrement politique sur la NHS. Toutes les séries du genre devraient aujourd’hui discuter de la façon dont les politiques gèrent les hôpitaux car il y a beaucoup de choses à raconter. Dommage que Maternal reste assez procédurale dans sa façon de raconter ses propres histoires et qu’elle ne parvient ainsi pas à nous impliquer d’avantage. Les personnages sont forts et charismatiques, attachants même mais je dois avouer que j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus surprenant.

 

Note : 5/10. En bref, le coeur qui est mis dans cette série est forcément attachant mais c’est souvent trop procédural pour devenir mémorable. Le casting est impeccable. 

Prochainement en France

 

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