Les Indociles (Saison 1, 5 épisodes) : indépendantisme jurassien

Les Indociles (Saison 1, 5 épisodes) : indépendantisme jurassien

Delphine Lehericey (Last Dance), Camille Rebetez et Joanne Giger (Rivière, Mes copines) se sont associées afin d’adapter la bande dessinée éponyme de Camille Rebetez et Pitch Comment. Cette BD est d’ailleurs à l’intérieur de la série, comme une façon de conclure l’histoire sur cette BD qui vient rappeler à tout le monde ce qu’ils ont vécu pendant tant d’années. Car oui, Les Indociles balaye toutes les époques de 1973 à nos jours. Nous explorant alors le destin des personnages à travers l’indépendance jurassienne sur quatre décennies d’histoire. Nous avons forcément les drames, mais aussi l’humour et la romance. Lulu, Joe et Chiara sont des amis comme on peut le dire : jusqu’à la mort. Ils ne sont pas pareil, surtout par rapport à leur statut social. Durant les années 70, le Jura est frappé d’une envie d’indépendance. Cela donne alors un mouvement en parallèle des évolutions de la société. 

 

Jura, 1973. Lulu, Joe et Chiara nouent une amitié indéfectible. Durant quatre décennies, ils vont s’affranchir des carcans de la société et créer un lieu communautaire et précurseur : la Ferme des Indociles. Ils passeront leur vie côte à côte à essayer de changer un bout du monde.

 

Les Indociles balaye la chute du mur de Berlin, l’épidémie de SIDA, et bien d’autres choses comme les mouvements anarchiques de l’époque dans le Jura. Le trio de tête va alors se retrouver dans la Ferme des Indociles, qui mélange tous les matinaux de la société qui est sur le point de tomber. C’est en tout cas ce qu’ils pensent alors que les années passent et que l’histoire évolue. Les Indociles ce n’est pas qu’un récit d’indépendance car celle-ci est souvent coincée par la dépendance. La dépendance à la société actuelle et son mode de vie. L’histoire est pleine de vie et fait plaisir à voir. Avec seulement cinq épisodes, Les Indociles réussie à raconter son historie sur quatre décennies (et ce n’était pas donné). On retrouve dans chaque épisode un côté bricolé qui me plaît. La mise en scène est simpliste mais elle colle bien avec l’envie de vivre sa vie sans le poids de la société dans laquelle ils vivent.

 

Les thématiques abordées au fil des épisodes restent universelles et parleront forcément à tous. Pas forcément pour le point de vue indépendantiste adopté mais plutôt pour tout ce que la société vit à travers l’Histoire. C’est âpre et mélancolique à souhait alors que toute l’histoire est rythmée par les relations entre les personnages et ce que la vie va leurs apprendre. Ce n’était pas une BD facile à adapter mais Camille Rebetez, co-créatrice de la BD, est elle aussi à l’écriture ce qui permet de retranscrire au mieux l’histoire tel quel. Ajoutez à cela qu’elle est native de Saignelégier ce qui permet de donner à la série des allures plus réalistes sur des petits détails. Je ne connais pas le lieu mais on sent que les détails sont là. Les Indociles est donc une fiction plutôt réussie dans son ensemble qui parvient à couvrir tout un tas de sujets sans donner l’impression d’être ou bourrative, ou de survoler son récit. 

 

Note : 7/10. En bref, une adaptation réussie de la BD éponyme. 

Prochainement en France

 

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