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Breaking Bad : lancement en catimini

5 Août 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Série Express

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C'est le 20 janvier 2008 que AMC décide de lancer Breaking Bad, une série curieuse dont aucune chaîne ne semble vouloir. Osée, folle, elle aura pu être qualifiée de tous les noms et pourtant elle est aujourd'hui pour beaucoup l'une des meilleures séries de toute l'histoire. Breaking Bad est une série étonnante qui aura petit à petit, au détour du bouche à oreilles et des très bonnes critiques su se faire un nom dans le paysage audiovisuel américain et dans les cercles de sériephiles du monde entier. Bryan Cranston a confié qu'après Malcolm il a reçu plusieurs scripts de pilote et le premier qu'il avait lu était terriblement mauvais et deux scripts plus tard il découvrait celui de Breaking Bad, qui changerait sa carrière à jamais. Bryan Cranston n'était plus le père enfantin de Malcolm, il devenait maintenant un père qui est prêt à tout pour que sa famille ne manque de rien. Enfin, c'est ce qu'il se passe au premier abord bien évidemment. Une fois qu'il a fini le script, il a dit à son agent : "I need to get in on Breaking Bad".

Et cela a fonctionné. Il est aujourd'hui la star de la série.

Vince Gilligan, alors connu pour avoir été le scénario du très médiocre Hancock (avec Will Smith) ou encore producteur exécutif de X-Files change avec Breaking Bad complètement de registre. Il va parvenir à nous offrir quelque chose d'unique mais également de particulièrement soufflé. La série est à la fois attachante et ce même si le sujet de base n'est pas très légal. Breaking Bad pourrait parfois être une soeur plus sombre de Weeds mais je ne veux pas faire la comparaison car les deux séries n'ont finalement que la drogue et leurs personnages attachants (que l'on peut finir par adorer détester). Bryan Cranston avait alors expliqué lors d'une interview que la différence des deux séries se faisait dès leur histoire. En effet, il disait "J'aime Weeds, j'aime regarder Weeds. C'est drôle et c'est assez réaliste et le casting est très bon tout comme l'écriture. Je pense que nous sommes différents part le fait que dans Weeds l'héroïne est une femme un peu bourgeoise qui tente de maintenir son train de vie. Dans Breaking Bad nous suivons les aventures d'un homme de la classe moyenne (voire très moyenne) qui tente de tenir les fins de mois difficiles".
esq-0104-breaking-bad-season-1-episode-4-2012-mdn.jpgLors de son lancement, Breaking Bad était la seconde série originale de AMC (après Mad Men) et forcément les attentes étaient assez hautes. Surtout que la précédente série était déjà acclamée des critiques. Breaking Bad s'inscrit cependant dans un registre totalement différente et encore plus cinglé que l'on ne pourrait le penser. Au fond, cela correspond très bien à la définition de "Break Bad" que comme le livre de Steve Mitchell, "How to Speak Southern". En effet, pour ce dernier c'est se comporter de façon violente et de façon outrageuse pour aucune raison particulière. A plusieurs reprises, le héros de Breaking Bad va devenir colérique, cinglé et même nous faire peur pour la vie des gens qui l'entoure. Cela va s'empirer au fil des épisodes et au fil des saisons mais dès la première saison et même dès le pilote, on sent qu'il y a un mal qui ronge le héros et c'est ce qui rend peut être ce personnage encore plus attachant.

Les critiques se sont cependant tout de suite demandé si Breaking Bad allait être bien reçue par le public américain. En effet, ce n'est pas une série simple et elle enchaîne énormément de choses lors de sa première saison. Notamment en termes de narration. On aurait pu reprocher sa trop grand densité narrative lors de la première saison alors que la suite va prendre une forme différente, beaucoup plus contemplative. Alors certes, cela se ressent beaucoup plus dans l'épisode pilote de la série.
breaking-bad-saison-1-5-4731614apbjp_1798.jpgSi l'on remonte un peu le temps, plus précisément en novembre 2006, AMC annonçait le développement d'une toute nouvelle série créée Vince Gilligan. On n'en savait pas énormément si ce n'est que le scénariste et le pitch étaient assez curieux. En février 2007, Bryan Cranston rejoint le casting de Breaking Bad et la série peut alors commencer sa production alors que le reste du casting arrivera rapidement après. A commencer par Aaron Paul que l'on avait alors pu voir à l'époque dans Mission Impossible 3 (de J.J Abrams) et Betsy Brant qui incarnera pour cette dernière le rôle de Marie. Rapidement, les rumeurs commencent à se faire. En effet, en mai 2007, les sites d'informations commencent à faire écho d'une potentielle commande du pilote en série. Il faut bien avouer que AMC a tout de suite vu en Breaking Bad la petite pépite qui est aujourd'hui une grande série. Et ce même si ses audiences ne sont pas exceptionnelles (moins de 3 millions de téléspectateurs en moyenne lors de la première partie de la saison 5, contre plus de 10 millions de téléspectateurs, sur la même chaîne, pour The Walking Dead).

Et le 20 juin 2007, AMC commande alors 8 épisodes en plus du pilote de la série. Charlie Collier, le président de AMC a confié "Quand nous avons vu le pilote de Breaking Bad il était clair que nous avions quelque chose de spécial entre les mains qui serait parfait pour nos téléspectateurs (…) AMC s'est efforcée de créer un environnement unique où la qualité de nos programmes originaux colle avec les films qui sont proposés sur la chaîne. Breaking Bad est une super addiction qui se fond parfaitement dans ce moule". Jamie Erlicht, co-président chez Sony Pictures Television avait lui aussi ajouté son petit mot en disant que Sony avait tenté de prendre dans ses filets Vince Gilligan depuis plusieurs années et Breaking Bad est la série de leur association.
113496_fr_image_26032.jpgAMC renouvelle Breaking Bad pour une saison 2 de 13 épisodes le 7 mai 2008. Et l'aventure continuait. En août 2008, la série va faire une petite razzia sur les prix aux Emmy Award. En effet, Bryan Cranston va piquer la vedette à John Haam dans le rôle de meilleur acteur principal dans une série dramatique. Elle va également remporter un second Emmy, celui du meilleur montage pour une série dramatique filmée en caméra unique pour l'épisode pilote. Quelques récompenses secondaires vont s'ajouter à la liste : un Satellite Award (meilleur acteur dans une série dramatique pour Bryan Cranston), un Peabody Award et un Wrister's Guild Award (meilleur épisode dramatique pour l'épisode pilote). Des récompenses prestigieuses pour une série qui mérite amplement ses nouvelles distinctions.

 

Demain, la suite. Et n'oubliez pas de venir liker la page Facebook pour des petits jeux autour de la série.

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