Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : 10 ans au Fight Club, un monument du cinéma !

19 Mars 2010 , Rédigé par Ca Deborde De Potins ! Publié dans #Critique Ciné

0fightclub.jpg
Fight Club // De David Fincher. Avec Edward Norton et Brad Pitt.

A l'occasion des 10 ans de ce film culte j'ai donc décider de vous en faire une critique exceptionnelle pour un film qui a certainement marqué sa propre génération, une génération de l'anti héros, de l'anti social et de l'anti sociétal.
Le temps de me replonger dans ce film mythique et mystique du cinéma et je l'ai encore plus apprécier qu'auparavant. Tout était là pour me séduire, tout, des personnages à l'histoire que je connaissais finalement par cœur sans le savoir au fond de moi. Est-ce que ce film a t-il pu influencer mes pensées inconscientes ? Qui sait... On ne sait jamais finalement. Si ce film culte marque un peu plus les choix que nous faisons dans la société, à coup de phrase assassine et de scènes ébouriffantes. Si le narrateur nous fait plonger dans un univers sans identité, sans rien de stable et où tout est bancale, je ne pourrais jamais dire que ce projet casse gueule est un raté. Véritable virtuose du cinéma, David Fincher à su faire de ce film le sien, son « master piece », un monde impénétrable est né et il aura enjouer beaucoup de monde.
Impossible à manquer, tout est là pour vous faire détester tout ce que vous aimez. Aussi bien vos attaches sentimentales que vos attaches personnelles sont passées au crible. Existentialiste forcé, le scénariste et l’écrivain du livre dont le film est adapté devait être un frustrer de la vie pour écrire ce trip pleinement cadré et articulé. Certains l’appelleront le cadeau de Fincher au cinéma d’autre le pire film moralisateur de tous les temps. Pour ce qui est de mon avis, je choisirais celui des meilleurs, de ceux qui pense que certaines phrases incendiaires sont finalement vrais et que cette société n’a aucune attache et besoin de vivre au dépend des autres.
Ce film m’a fait bizarrement repensé entre autre à un publicité d’Orange : à vrai dire il est à la fois une envie de la société de se libéré de tous ses tracas (l’argent, le travail, le matériel et l’épisodaire amourette), une grosse claque véritable tempête foudroyante, un combat en référence à ce fameux club de Fight dont le film tient son nom, une vague qui détruit le monde dans lequel nous vivons simplement par ce que notre cher Tyler Durden nous confit, une rencontre entre le moi et le lui (je suis un peu philosophe ici mais c’est vrai, le narrateur rencontre Tyler, sa bombe nucléaire intérieure), un coup de tête car il faut bien le dire, si l’on aime ce que nous vivons on en prend plein la tête quitte même à devenir schizophrène, un cri (oui, le cri de la société de consommation qui en a marre de se faire manipuler par les prix). Enfin voilà une publicité qui résume le film en quelques mots incisifs.
Après cette analyse de l’histoire, pour ce qui est de la réalisation, David Fincher est un vrai malade de la caméra et de son approche. Il arrive à intégrer à son film une vraie hégémonie, un moment de schizo finalement. Oui, David pourrait être un vrai schizo quand on sent son approche sensoriel d’un film aussi cultissime que celui ci. « Je sens que tout ce qui est sous mes pieds se dérobe » avait-il confié lors d’une interview faite pour un magazine en 1999 lors de la sortie du film. Finalement, il avait raison car son film transcende le naturel et fait passer son histoire pour un vrai film de science fiction teinté de musique électro pour finir sur un bon morceau épistolaire et bien envoyé de rock sur fond de destruction massive de notre monde informatique, de notre argent.
Pour ce qui est du casting, il n’existe pas le casting parfait mais finalement Fight Club réunit ce qu’il ne fallait pas faire. Attention, je ne dis pas ça dans le mauvais sens, au contraire, il a fait une alliance de Brad Pitt, Edward Norton et de Helene Bonham Carter un vrai moment de bonheur même si le dérapage et l’humanisation de l’humanité en ressort. Finalement, quand Brad Pitt, le bodybuildé type qui se moque du narrateur en lui racontant que la musculation c’est de la masturbation, oui, là, il y a un vrai débat des genres. Enfin, Helena montre dans ce film qu’elle a du talent, un talent désormais exploité par son mari : Tim Burton (dont le dernier film Alice au Pays des Merveilles sort mercredi en France aux cinémas et sera disponible en 3D).
Pour conclure, Fight Club restera certainement dans les mémoires du cinéma mais pas dans la catégorie chef d’œuvre malheureusement. Trop acide et sarcastique, ce film sort des nuages comme le fumeur de crack, un « bijou cinématographique ».

Note : 10/10. En bref, un chef d’œuvre pour moi qui aurait pu influencer ma vie sans le faire finalement.

Commenter cet article

A tu vraiment besoin de connaître mon nom...? Ou le connais-tu déjà? 19/03/2010 20:00


Je n'ai pas grand chose a ajouter, si ce n'est que... putain c'est booooooooooon!!!
ça déchire! ta meilleur critique! En même temps, tu as de quoi t'inspirer avec ça.

"C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veux"

D.L