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Critique Ciné : Albert Nobbs, une Close fabuleuse pour film miteux...

4 Mars 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Albert Nobbs // De Rodrigo Garcia. Avec Glenn Close et Mia Wasikowska.


Glenn Close était nominée dans la catégorie meilleure actrice aux Oscars pour son rôle dans Albert Nobbs mais s'est inclinée face à terrible Dame de Fer de Meryl Streep. Et même si je trouve que Streep mérite son Oscar, largement même, je dois avouer que Glenn Close était époustouflante dans Albert Nobbs. Le soucis ce n'est pas la prestation de l'actrice du coup avec ce film mais le reste. En effet, quand on regarde cette belle histoire aussi touchante soit-elle, le film n'arrive pas à être aussi bon qu'on ne voudrait. Le film était très plat, et c'est dommage car j'aurais adoré voir une Glenn Close rayonné dans un film racontant une histoire assez dure quand même : une femme qui se déguise en homme afin de pouvoir travailler et gagner de l'argent. Son duo avec Mia Wasikowska était très bon lui aussi, sans compter toutes les petites histoires que l'on tente de nous raconter. Mais bizarrement, Albert Nobbs sent un peu le vieux livre de libraire, jauni et rongé par les mites. J'ai eu cette impression de sentir le livre pas ouvert depuis des lustres. C'est navrant à dire mais voilà, Albert Nobbs a un soucis avec tout ce qui entoure la brillante prestation de Glenn.

Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome.

Pour faire un bon film il ne suffit pas d'avoir une belle prestation d'actrice au milieu, qui peut même nous offrir une bien belle nomination aux Oscars, mais il faut également une réalisation pas aussi paresseuse et aussi un scénario qui tente de nous offrir le pathos nécessaire. Ce qu'ici il ne fait pas. Albert Nobbs apparait alors comme un film naphtaline qui ne parvient ni à faire pleurer ni à faire rire, juste à donner de la pitié pour une femme qui aurait mérité bien meilleur traitement. Rodrigo Garcia terni son film, le rend anxiogène à un tel point qu'on s'ennui terriblement au milieu. Si le début est bon, notamment quand on découvre qu'elle tente de récolter de l'argent afin de pouvoir vivre une vie descente, où encore quand elle va découvrir quelqu'un qui est dans la même situation qu'elle et va se lier d'amitié avec elle (surtout que cette dernière est mariée), et enfin le moment final tant attendu de la maladie qui va ronger le pays mais aussi Albert Nobbs elle même plus tard.

Le scénario est très glacial et c'est bien le soucis, on ne peut pas prendre parti, on nous force à prendre le parti du film, celui de défendre ce qu'à fait cette femme. Je défend ça moi aussi, mais j'aurais préféré que l'on ne tente pas à tout prix de nous le faire croire ce qui est assez dommage finalement. Ainsi, petit à petit Albert Nobbs nous prouve que ce n'est pas le film de l'année ni même le film qui laisse paraitre au premier abord. C'est même une grosse déception. Et pourtant, ce n'est pas contre l'investissement de Glenn Close qui est co productrice, co scénariste et interprète principale. Elle est très bonne mais voilà, cela ne suffit pas pour faire de ce film le bijou qu'il aurait du être. Au final, Albert Nobbs ne marquera ni la filmographie de Glenn Close comme il aurait du, ni même le cinéma cette année. C'est bien dommage.

Note : 3/10. En bref, malgré une prestation sans faute pour Glenn Close, le reste est un film académique où rien ne transparait.

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