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Critique Ciné : Cloclo, biopic encroûté...

1 Septembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Cloclo // De Florent Emilio Siri. Avec Jérémie Renier et Benoît Magimel.


Après le très bon La Môme, il était logique que la France allait tenter de faire des biopics sur d'autres stars de la chanson française. Et c'est Claude François qui aura eu cet honneur. Enfin, ce n'est finalement pas un honneur autant que ça puisque le film en lui même n'était pas à la hauteur de ce que l'on a pu voir dans le film sur Edith Piaf. Les producteurs ont fait appel à Florent Emilio Siri, jeune prodige du cinéma d'action (Otage, L'ennemi Intime) pour adapter l'aventure d'un homme qui n'avait jamais assez d'amour, et qui en voulait toujours plus. Le film tente de rester le plus possible fidèle à cette icône déchue qui a tout de même vendue des millions de disques à travers la France (et accessoirement l'Europe). Au rythme des chansons du chanteur, le film tente de nous raconter les histoires les plus people du personnage, mais aussi ses moments de doute ou encore sa frénésie de la scène et d'être toujours et encore sur le devant de la scène.

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

Cloclo est avant tout un film sur la peur de disparaitre du jour au lendemain (on le ressent au début du film quand Claude François veut tout faire pour être aussi bien traité qu'un Johnny Hallyday voire vendre plus de disques que lui). C'est une vraie compétition. Le film tente donc de rester fidèle au personnage qu'il a été. Malheureusement, certains passages, certes utiles, tirent un peu trop sur le côté patchwork (un assemblage de moment de la vie du chanteur façon collage). J'ai eu du mal avec cette impression de passer du coq à l'âne tout d'un coup. C'est dommage, peut être qu'il aurait fallu deux films pour raconter avec justesse la vie de ce chanteur, ou encore n'en raconter qu'une partie. C'était aussi un risque que de vouloir aller de sa naissance à sa mort. Jérémie Renier reste donc l'atout majeur de ce film. Le reste du casting n'était pas spécialement le meilleur choix possible. Je pense notamment à Benoït Magimel qui passe plus pour un canard boiteux qu'autre chose.

Malgré la musique, on arrive à s'ennuyer quand dans La Môme on était fasciné. Cloclo manque donc d'émotions et de paillettes. Ce n'est pas en agrémentant le film de quelques micros scènes de clips du chanteur que l'on va réellement ressentir ce qu'il a été. Car plutôt que de faire le portrait public de la star, Cloclo choisit le point de vue plus personnel. Il veut donc être un peu plus racoleur en racontant ses problèmes avec le fisc par exemple, ou encore son aventure avec France Gall, … Beaucoup de choses se déroulent durant ce film, beaucoup trop. Il aurait fallu faire des choix et malheureusement, Cloclo apparait comme un film attendu, beaucoup trop fleur bleue et surtout… sans aucune inventivité (en reprenant les poncifs du genre). Siri, qui a pourtant de bonnes idées en tête se retrouve désormais avec un film pâteux à son actif. Le pauvre.

Note : 5/10. En bref, un biopic pâteux, encrouté dans la non volonté de faire évoluer le genre. Un film statique et mécanique qui vaut le coup d'oeil pour la prestation de Jerémie Rénier.

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