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Critique Ciné : Combustión, pas très Fast and Furious

5 Septembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Combustión // De Daniel Calparsoro. Avec Álex González, Adriana Ugarte et Alberto Ammann.


Depuis que je me suis ouvert au cinéma espagnol, je dois avouer que j'ai eu pas mal de déception. Ce n'est pourtant pas un cinéma qui manque d'ambition. Il y a de bonnes idées ici et là mais qui sont assez mal exploitées. On peut alors parler de certains très bons films d'horreur (comme la saga Rec si l'on exclu le troisième volet), etc. mais voilà, certains films de SF (Les Derniers Jours, etc.) se retrouvent bloqués par un manque de moyen ou d'ambition. Dans l'espoir de lancer une toute nouvelle saga, ils ont lancé Combustión. Pour raccourcir, c'est une sorte de Fast and Furious espagnol mais plus proche du premier volet que de ce que la franchise américaine fait désormais au cinéma. Le film est chaud comme la braise entre un casting Calvin Klein, une musique électro pop qui donne envie de danser toute la nuit et des couleurs particulièrement festives. Au fond, de ce point de vue là Combustión n'est pas si raté que ça mais je n'ai pas pu m'empêcher de m'ennuyer terriblement.

Un groupe de voleurs qui dirigent une course automobile illégale utilisent une jeune femme comme appât pour obtenir de l'argent de la concurrence.

Le premier problème de Combustión c'est que le film veut trop en faire autour de ses excentricités graphiques qu'il en oublie alors de développer un scénario passionnant aux rebondissements efficaces. Le premier quart du film est plutôt rythmé et donne clairement envie d'aller plus loin mais rapidement, le film tombe dans les poncifs du genre et enchaîne alors avec une écriture mécanique quelque chose de pas très intéressant. Le casting manque également d'une tête. Il est bien beau d'avoir des mannequins, il faudrait aussi des hommes d'actions qui en imposent comme Vin Diesel dans la franchise des Fast and Furious par exemple qui en impose. On sent clairement que Combustión ne veut pas aller trop loin et fini donc en eau de boudin. D'un côté de l'action (l'introduction efficace), des courses de voitures pas trop laides mais pas assez surprenantes. On était clairement en droit d'être bluffer de ce point de vue là. Tout d'un coup le film tombe alors dans les poncifs des relations amoureuses triangulaires.

Ecrit par Jaime Vaca et Carlos Montero, deux scénaristes de Physique ou Chimie, le film aurait justement pu apporter un peu de leur expertise des situations amoureuses. On sent cependant que de ce point de vue là rien ne fonctionne et tout ennui le spectateur qui est donc cantonné à reluquer les fesses Mikel et Ari durant leurs ébats sexuels. Le film manque donc de rythme et le danger qu'il tente de créer dans son dernier acte manque de saveur. On ne parvient donc pas à savoir réellement ce que Combustión voulait raconter depuis le début. Je n'attendais pourtant rien de la part de ce film et j'ai finis par être déçu alors je me demande vraiment si Combustión était une bonne idée. Sur le papier il y avait de l'ambition mais l'exécution reste très pauvre à certains moments. Si la musique électro-pop rythme certains passages du film, certains autres pâtissent d'une mise en scène beaucoup trop légère à mon goût. Le plus drôle est certainement la course finale, filmée comme une publicité. C'est esthétique.

Note : 3/10. En bref, dommage que ce film sympa sur le papier finisse en éponge mal rincée.

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