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Critique Ciné : Getaway, roue vide

13 Novembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Getaway // De Courtney Solomon. Avec Ethan Hawke, Selena Gomez et Jon Voight.


Le seul bon point de Getaway sont les scènes de course poursuite. En effet, Courtney Salomon n’a pas voulu utiliser d’effets spéciaux pour ces scènes et du coup, tout ce que l’on voit à l’écran a été réalisé en vrai. Tourné en Bulgarie, Getaway tente d’utiliser le terrain comme un terrain de course sauf que voilà, en bout de piste, le scénario est complètement vide, noyé dans une quête multi-exploitée au cinéma (le mari qui doit aider un criminel pour aider sa femme kidnappée) et l’arrivée d’une jeune fille pour couronner le tout (incarnée par la soporifique Selena Gomez). On a donc ici quelque chose d’à la fois spectaculaire et de particulièrement plat et inintéressant. Je ne sais pas ce que voulaient Sean Finegan et Gregg Maxwell Parker, les deux scénaristes de génie qui nous ont pondu cette bouse monstrueuse mais je ne vais pas chercher plus loin que le bout de mon nez car je sais que de toute façon ce film est complètement ridiculisé par la manière dont il évolue. Certes il y a de très belles scènes de course de voiture mais si j’avais envie de voir des courses de voiture, j’aurais ressorti mon vieux circuit Hot Wheels et j’aurais fait tourner les voitures en long et en large.

Brent Magna est au volant d'une voiture lorsqu'un homme mystérieux lui montre une vidéo de sa femme captive. Alors qu'il communique avec lui au téléphone, l'homme demande à Brent d'exécuter ses ordres s'il veut sauver la vie de sa femme.

Mais ce que je trouve de remarquable c’est tout de même le fait que Coutney Solomon n’a pas réalisé un seul film potable. A commencer par le très mauvais Donjons & Dragons (2000), puis le très mauvais American Haunting (2005) et maintenant le très mauvais Getaway. Il aurait dû rester à la production (il produit aussi pas mal de navets comme L’effet Papillon 3 ou encore Du Plomb dans la Tête dernièrement). Il est généreux ce Courtney Solomon tout de même. Mais dans un film bazar qu’est Getaway il a tout de même réussi à me scotcher au fond de mon siège durant une bonne partie du film. Et tout cela, on le droit au réalisme des scènes de courses de voiture. Mine de rien, cela fait son petit effet, de vrais frissons même si ce n’est pas aussi joli qu’un Fast and Furious (qui là au moins joui de très belles cascades et en plus de très beaux plans). Disons que l’idée de nous plonger dans l’univers en apposant des Go Pro sur la voiture en plus des caméras servant au tournage du film, c’est presque ce qu’il y a de plus dégueulasse. Certes, cela nous met en condition, proche de la route notamment pour les caméras accolées aux roues, mais cela ne va pas plus loin.

En plus de ça, Getaway tente de nous plonger dans une aventure où tout doit aller vite, ou tout doit être violent et puis l’on doit avoir peur pour la vie de Brent et de la jeune fille qui se retrouve avec lui dans sa voiture. Il ne se passe rien de tout ça. Pourquoi ? Tout simplement car la violence n’est pas là. Tout est trop suggéré et le personnage derrière l’écran (incarné par Jon Voight) ne sert pas à grand chose. Je pense qu’avec Getaway, Courtney Solomon voulait faire son propre Taken sauf que pour faire son propre Taken il aurait fallu avoir une histoire un tantinet plus consistante et surtout des moments de tension et de violence. C’est tout ce dont manque ce film. Même Ethan Hawke pour qui j’ai énormément de sympathie ne parvient pas à remonter le niveau de cet infâme navet. Dans le genre série B la base de Getaway aurait très bien pu donner un gros plaisir coupable jouissif, et c’est malheureusement un navet qui finit en purée.

Note : 3/10. En bref, mis à part de très belles scènes de course poursuite, le reste est aussi passionnant que de regarder un circuit Hot Wheels.

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