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Critique Ciné : Intruders, horreur trompe l'oeil...

27 Mars 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Intruders // De Juan Carlos Fresnadillo. Avec Clive Owen.


Mais qu'est ce que c'est encore que ce navet. Clive Owen a enchaîné deux films (niveau sortie) cette année : Intruders dans un premier temps, mais également le très bon Trust. On passe du coq à l'âne en terme de qualité. Malgré tout on peut trouver deux points forts à ce film. Dans un premier temps l'esthétique du film qui est absolument magique. Je pense que c'est quelque chose de très espagnol tout ça. J'ai eu l'impression de retrouver l'ambiance des films d'horreur de ce pays, du genre de L'orphelinat. Mais autre chose de bien dans ce film c'est Clive Owen. Même si il a choisi un rôle de merde (soyons cru), finalement il reste très bon père de famille. Même si il l'incarne sans véritable nouveauté, il l'incarne bien et impose son style dans un film qui tente déjà d'être stylisé dès le départ. Malgré cela, le scénario est bien trop mauvais pour réellement nous laisser prendre au jeu. Le réalisateur de 28 semaines plus tard (quand même), nous offre ici un véritable navet et pourtant, le réalisateur a du talent et il le prouve avec la beauté de son film mais cela s'arrête à la forme, le fond étant pas vraiment passionnant. Je me suis même retrouver à m'ennuyer terriblement lors des moments de battement.

Bien qu’ils appartiennent à des mondes culturellement et géographiquement distincts, deux enfants, Juan (Izán Corchero) en Espagne et Mia (Ella Purnell) en Angleterre, reçoivent chaque nuit la visite d’un intrus sans visage, un individu terrifiant qui cherche à prendre possession de leur être.
Sa présence devient de plus en plus oppressante, s’immisçant petit à petit dans leur quotidien et celui de leurs proches. L’angoisse atteint son paroxysme quand leurs parents deviennent eux aussi témoins de ces apparitions.

L'esthétique ne sauve pas toujours un film de la déchéance la plus totale et c'est malheureusement ce qui arrive à Intruders. Partant d'une intention louable, le film se perd très rapidement dans ses élucubrations. Plus l'histoire veut nous raconter quelque chose, plus le film en oublie même de nous faire peur. Si le sang du cinéma espagnol se ressent dans ce film et j'étais content, et même si le réalisateur est arrivé par moment à créer une emprise sur le spectateur (une atmosphère intense), le tout retombe très rapidement comme un soufflé et l'équilibre entre le réel et l'imagination est alors bafoué. Dommage, car au delà du scénario raté, je pense qu'il y avait un sujet de base suffisamment bon pour nous offrir ce que l'on attend d'un tel film (et j'en attendais beaucoup). Un film se doit d'être au moins moyennement bon dans tous les domaines pour être sûr d'accrocher le spectateur. Sauf que voilà, tout n'est pas comblé.

Ensuite, j'ai vu tellement de films d'horreurs et j'ai l'impression que les scénaristes ne pensent jamais aux gens comme nous qui sont maintenant averti des twists finaux pas spécialement finaux. Malgré tout, on retrouve un Clive Owen en pleine forme. Clive est un bon acteur, une sorte de Nicolas Cage du pauvre, qui peut s'amuser dans des tonnes de registres (de père de famille dans un film d'horreur, dans un thriller psychologique, de tueur à gage dans Shoot'em Up, …), mais là il est un des rares piliers du film et ne parvient pas à le rendre fun. Le tout se prend tellement au sérieux que l'on finit coincé dans un film sans queue ni tête. Sans compter sur les personnages qui sont tellement bâclés que l'on peut même pas prendre le temps de s'y attacher (durant la première partie du film on a déjà le droit à l'attaque, alors qu'il aurait fallu attendre un peu plus à mon avis).

Note : 3/10. En bref, une belle esthétique, un Clive Owen en forme, mais un scénario raté et bâclé. Ennuyeux.

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