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Critique Ciné : Kaboom, ou le "delirium tremens"

6 Mars 2011 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Kaboom // De Gregg Araki. Avec Thomas Dekker et Juno Temple.


Gregg Araki est connu dans le monde du cinéma pour réaliser des films indépendant sur la jeunesse américaine assez tordu, tout droit sorti d'un plane sous extasy. Kaboom est l'exemple parfait. Il dépeint ici une histoire complètement frappée, tout droit sortie d'un shoot sous héroïne. Ce n'est pas tant l'histoire finalement qui prend le spectateur en haleine mais bien sûr on comprend vite que c'est les personnages, la réalisation et l'éjaculation qui sort de ce film qui en fait un objet, un ovni qui transcende son téléspectateur.
Smith mène une vie tranquille sur le campus - il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet - jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.


Le seul défaut du film au final c'est le scénario. Il handicap le film car souvent les délires du scénaristes sont pas très compréhensible, on nage dans un délire trouble qui troublera le spectateur. J'ai eu du mal avec certaines parties du film, trop écorchées dans l'écriture sauvage. Le film chevauche le spectateur pour mieux le prendre en main et l'épongé de son zeste délectable. Ce n'est pas Thomas Dekker dans la rôle de Smith qui va dire le contraire. Ce personnage est la furie qu'il y a dans chacun des corps humains. Il pousse l'être incapable vers le capable. J'aime beaucoup son originalité et sa non-pudeur dans le film qui remet le personnage d'autant plus attachant et de ce fait on s'intéresse à son histoire.


Le délire du film passe également par la mise en scène. Très colorée et délirante, les images de ce film, enchaînant les scènes sensées et les autres plus encrée par l'acide sortant des veines du scénariste, on trouve plaisir à suivre les aventures de ces amis jusqu'à cette histoire de complot. Les scènes les plus osées du film restes propres et gentilles. On oublie les clichés et on tourne les choses à la dérision : le triolisme pour l'anniversaire, l'éducation au cunnilingus ou encore les scènes de sexe entreposées ici ou là. Le film ouvrait sur une giclée spermatozoïdale de Smith, le film se termine et éclabousse. Si l'on suit le cours des évènements, ce film n'est qu'un orgasme adolescent retranscrit au cinéma.

Note : 8/10. En bref, un film tiré du cinéma indépendant. Araki signe quelque chose de fou, osé et un vrai orgasme sur place exprimé au travers d'une histoire fouillis et déjantée et d'images calmes et posées.

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tao 09/03/2011 11:24



Je me demande parfois si toi non plus tu n'écris pas tes articles sous l'influence de certaines substances car parfois c'est difficilement compréhensible.


Je suis assez preneur de tous ses films sur la jeunesse américaine désenchantée avec en tête les films de Larry Clark. On retrouve un peu cet esprit dans Kaboom en beaucoup moins maîtrisé. Comme
tu l'as dit, ce qui compte ce sont les personnages. Ceux ci sont bien campés, drôles et déjantés. Le scénario, lui ne tient pas la route avec cette histoire de secte sur la fin. C'est con car les
acteurs et leur dynamique méritaient mieux. Encore un film qui vaut pour sa première heure mais qui a du mal à se finir.