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Critique Ciné : La Cage Dorée, comédie à la portugaise

25 Août 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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La Cage Dorée // De Ruben Alves. Avec Rita Blanco, Joaquim de Almeida et Chantal Lauby.


La Cage Dorée est un petit succès français inattendu. En effet, avec ses 1.2 millions d'entrées, il s'agit tout de même d'une petite surprise surtout que le film n'est pas tenu par des têtes d'affiches. Mais cela prouve aussi que la simplicité peut parfois gagner le coeur des spectateurs. Et je dois avouer que c'est un succès plutôt mérité. En effet, cette petite comédie pimpante, premier film de Ruben Alves, a son charme. Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas vu une comédie communautaire aussi intéressante et ne s'efforçant pas de faire ressortir les clichés à tire larigot. En effet, généralement ce genre de films empile les clichés dans le but de faire rire le spectateur sauf que ce n'est pas le cas de La Cage Dorée, préférant jouer avec la simplicité de ses personnages qui dans un premier temps se font pigeonner et dans un second temps vont rendre la pareil. C'est pourtant typiquement le genre de films dont on connaît la fin avant même de le commencer mais le cheminement est si frais et léger que l'on ne le voit pas passer.

Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent. Tant appréciés et si bien intégrés que, le jour où on leur offre leur rêve, rentrer au Portugal dans les meilleures conditions, personne ne veut laisser partir les Ribeiro, si dévoués et si discrets. Jusqu’où seront capables d’aller leur famille, les voisins, et leurs patrons pour les retenir ? Et après tout, Maria et José ont-ils vraiment envie de quitter la France et d’abandonner leur si précieuse cage dorée ?

On sent d'ailleurs que la petite comédie de Ruben Alves sent le vécu. Il y a des choses qui ne trompent pas en tout cas et c'est aussi ces souvenirs d'enfance qui rendent La Cage Dorée encore plus tendre et agréable à la fois. Alors certes, au fond ce n'est pas la comédie de l'année et ce n'est pas la comédie qu'il faut absolument avoir vu mais c'est si touchant que je pense qu'il ne faut pas passer à côté. En effet, c'est un film plutôt fin alors que les clichés portugais auraient très bien ressortir et nous offrir un film dégoulinant à la Fabien Onteniente. Ce n'est pas le cas, le film est plus dans l'observation de ses personnages ce qui leur rend ce pouvoir comique instantané. Pourtant, on ne peut pas dire que l'originalité soit de mise. En effet, on sent que le film manque parfois d'un peu d'entrain. Au milieu de celui-ci alors que les intrigues commencent à stagner et avant le retournement de situation, La Cage Dorée stagne un peu.

Mais cela ne veut pas pour autant dire que le film devient ennuyeux. En effet, Ruben Alves donne aussi pas mal de couleurs à son récit. Sans trop en faire encore une fois. Il nous invite à découvrir ses coutumes familiales dans un environnement particulièrement jovial. On a tout de suite envie d'adopter cette famille. Du fils au père, de la fille à la mère. Surtout quand l'on voit comment les protagonistes du film les maltraites finalement. En tout cas, La Cage Dorée est une bonne petite surprise à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Et je pense que Ruben Alves ne s'attendait pas du tout à ce que sa comédie fonctionne aussi bien dans les salles. Comme quoi, souvent la simplicité fait bonne figure face à l'exubérance de certaines réalisateurs comme l'horrible Fabien Onteniente à qui l'on confit encore des films à réaliser.

Note : 6/10. En bref, une bonne petite comédie communautaire surprise, laissant de côté les clichés portugais.

Date de sortie : 24 avril 2013

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