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Critique Ciné : La Confrérie des Larmes, maudite malette

10 Février 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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La Confrérie des Larmes // De Jean-Baptiste Andrea. Avec Jérémie Renier, Audrey Fleurot et Mélusine Mayance.


Pauvre Audrey Fleurot. C’est la première chose qui m’est venue à l’esprit après avoir vu La Confrérie des Larmes. Disons que j’avais complètement zappé ce film lors de sa sortie cinéma, je ne sais trop pourquoi mais je me rattrape maintenant et j’aurais mieux fait de ne pas le faire. Lorgnant du côté du Transporteur mélange à des histoires à la limite de l’ésotérisme pour enfants, La Confrérie des Larmes est un navet comme en France on aime bien en produire. Forcément, ce n’est pas une production Luc Besson. Il n’y a donc pas le macaron second degré inside qui aurait pu donner envie au spectateur de s’amuser. Il n’y a rien de drôle dans ce film, que des scènes aussi passionnante qu’une publicité pour une montre ou du parfum. Car c’est presque ça finalement. Souvent dans les publicités de ce genre de produits il y a un homme fort et imprévisible qui est là pour sauver le monde avec sa montre Tisso ou son parfum Giorgio Armani. Jéremie Renier, après avoir surpris dans le bon sens du terme sous les traits de Cloclo s’enferme ici dans un rôle sans envergure et quand on voit le nombre d’entrées que le film a réalisé, on comprend tout de suite que les spectateurs n’ont pas été dupes eux non plus.

À Paris, Gabriel, la trentaine, élève seul sa fille Juliette. Ancien flic retiré des affaires suite à un drame personnel, l’homme a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, une ancienne connaissance lui propose un travail bien rémunéré. S’il accepte le marché, Gabriel doit livrer des mallettes à travers le monde pour des commanditaires anonymes. Les termes du contrat sont clairs : il ne doit poser aucune question sur le contenu des valises et ne jamais essayer de les ouvrir. Intrigué et persuadé que ce job le fera sortir de son impasse financière, Gabriel se lance dans l’aventure. D'Istanbul à Bruges en passant par la Chine, il saute d’avion privé en avion privé avec sa mystérieuse cargaison. L’argent ne tarde pas à affluer. Gabriel est un homme pressé certes, mais riche. Si sa fille se plaint de ce père désormais absent, il ne peut enrayer une machine qui l’étouffe de plus en plus.

Le thriller à la français est un genre particulier où il est bien souvent difficile de trouver de bons spécimen. Mais cela peut arriver. Réalisé par Jean Baptiste Andrea, déjà papa de Big Nothing et Dead End (deux films américains), et scénariste du déglingué mais pas très bon Hellphone (de James Huth), La Confrérie des Larmes tire un peu trop sur la corde et fini par se la prendre en pleine figure. Le film n’arrête pas de faire des va et viens sans grand intérêt, tombant dans les facilités du genre et finissant par ennuyer le spectateur. L’histoire de base est ambitieuse, beaucoup trop puisque patatra, le scénario montre rapidement ses faiblesses. Une fois passé les dix premières minutes et cette démonstration de gros sous assez inutile, le film tombe dans le thriller mécanique à la fin complètement ratée. Car si seulement la fin était aussi ambitieuse que l’idée. Surtout qu’on nous trimbale dans le monde entier (sans que le film ne cherche à être cohérent d’ailleurs) à droite et à gauche toutes les cinq minutes. Et c’est un problème car il ne se passe rien du tout.

Pourtant Jérémie Renier veut nous vendre sa camelote. Il y croit dur comme fer à cette histoire de mallettes bizarres avec des trucs bizarres à l’intérieur. Sauf que voilà, il faut se rendre à l’évidence, le film est creux. Même Audrey Fleurot ne parvient malheureusement pas à lui donner du souffle. C’est dire. Alors certes la fin surprendra certainement tout le monde mais également dans le mauvais sens du terme. Je me demande comment on peut créer un film aussi naze et pathétique avec dans les mains une idée qui, même saugrenue, aurait très bien pu devenir une sorte de Transporteur bis. Ce n’est pas honteux. D’ailleurs, Luc Besson a récemment annoncé un reboot de la saga anciennement menée par Jason Statham avec un tout nouvel acteur. En espérant que cela soit bien mieux que la série dérivée qui sévit encore sur M6 et à l’international.

Note : 1/10. En bref, le film accumule tous les clichés pathétiques du genre. Dommage.

Date de sortie : 9 octobre 2013

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