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Critique Ciné : La Conquête, certes sage mais très bien fait

24 Mai 2011 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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La Conquête // De Xavier Durringer. Avec Denis Podalydès, Bernard Le Coq et Florence Pernel.


Faire un film sur la conquête politique de Nicolas Sarkozy était difficile. A un an mois pour mois des prochaines élections présidentielles, le cinéma tente de raconter au travers d'un récit comment un homme politique est-il devenu l'actuel Président français. L'idée était d'éviter de jouer dans la cour du parti pris et des idéologies faciles et dépeintes dans les canards. Sauf que La Conquête fait l'inverse. En effet, le film fait le portrait d'un homme sans en dire trop de mal, ni trop de bien. Il pèse le poids et finalement, reste fidèle à l'homme que l'on connaît.

6 mai 2007, second tour de l'élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s'écouler défilent: elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d'affrontements en coulisse. La conquête : L'histoire d'un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

Quand on voit la plupart des films sur des politiques français comme le téléfilm Chirac sur France 2 ou bien Le Promeneur du Champ de Mars sur Mitterand, ces films sont souvent trop lâches et pas du tout percutant. Ce que La Conquête réussi à faire finalement, c'est à transporter au cinéma, un homme, Nicolas Sarkozy. C'était pas une mince affaire. Le film ne fait pas de bruit à l'Elysée au final, car il est tout à son avantage. C'est l'homme brisé par une femme ne voulant plus de lui, épuisé par une campagne médiatique initiée par sa femme. Finalement, si y'a bien une personne qui devrait avoir honte de ce film, c'est bien Cécilia anciennement Sarkozy. C'est la femme fatale qui fera cocus le président, qui l'aura rendu comme ça.

L'histoire est bonne puisque sur le papier, on va nous raconter les évènements entre son règne de Ministre de l'intérieur sous Chirac, puis la tête de l'UMP et enfin, le traitement des élections. C'est vraiment bien écrit pour le film mais ce qui bluffe tout le monde c'est bien sûr Denis Podalydès qui prend les gestuelles, mimiques et même la voix de Sarkozy. Ce n'est plus un acteur, c'est une prouesse. Il donne cet humanité à l'homme qu'est notre Président. Il apparaît blessé derrière cette carapace d'homme speed. Bernard Le Coq est également excellent en Chirac alèse dans ses baskets ou encore une Cécilia plus vraie que nature derrière les traits de Florence Pernel.

Alors forcément, j'ai un petit reproche à faire à ce film, il ne nous apprend rien sur le président, il se contente de faire l'étal de ce que l'on a vu dans la presse. On va dire donc que ce film, aussi bon qu'il soit, est un film trop facile et serein qui manque d'ambition. Je pense qu'il n'a pas voulu faire de vague sous peur de la censure de l'Elysée. C'est donc un casting en forme qui imite aux langages prêt nos "héros" politiques français. C'est donc un traitement de la politique mais surtout de son monde et ses travers. Sarkozy parait donc franc et sincère derrière cette carapace d'une homme qu'il a dans la presse. Un bon film soit.

Note : 7/10. En bref, un film politique qui en a tous les traits mais qui reste trop sage. Le casting, excellent et certaines lignes de dialogues savamment écrites donnent l'élan d'un film large d'esprit tapissant et brossant Nicolas Sarkozy dans le sens du poil pour en faire un homme.

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delromainzika 26/05/2011 17:35



Merci :)



Americandreams 26/05/2011 14:39



En effet autant ce n'est pas un film anti-sarko bien au contraire c'est tres realiste et donc sans partie pris réel.


Totalement d'acord aussi sur le fait que le film met la hnte sur Cecilia, car si Sarkozy apparait en homme politique detestable comme tout les autres, il apparait comme un homme brisé, detruit
sur le plan personel et ca c'est fort et permet egalement de cerner le personnage encore mieux.


Une bonne critique que tu nous fait ici mon chere Delro en tout cas c'est claire que dans le cinema rancais ce petit film aurait fait ca revolution !!!