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Critique Ciné : La Grande Boucle, Tour de France

5 Janvier 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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La Grande Boucle // De Laurent Tuel. Avec Clovis Cornillac, Bouli Lanners et Nelson Monfort.


Bien que je ne sois pas du tout fan de cyclisme et encore moins du Tour de France, je me suis dit qu’une petite comédie légère montée sur pédale cela ne pouvait pas être complètement raté. Mis en scène par Laurent Tuel, réalisateur des très discutables Le Premier Cercle et Jean-Philippe débarque donc avec son vélo avec devant sa caméra un Clovis Cornillac prônant le dépassement de soi et le courage avec tous les clichés qui vont avec. Ce n’est pas mal foutu mais cela aurait pu être plus passionnant. Mon allergie à Clovis Cornillac mise de côté, j’ai trouvé que La Grande Boucle tente de proposer malgré quelque chose, notamment au travers de son message. Surtout que finalement le film ne cherche pas à engoncer tout ça derrière un trop plein de bons sentiments. Certes, il y en a un peu mais pas suffisamment pour nous permettre d’en faire un point faible. Ce qui devient par conséquent une très bonne chose. Car je n’avais pas envie d’être ému devant La Grande Boucle mais plutôt de frissonner et d’avoir envie de soutenir le héros dans son périple.

François est un passionné du Tour de France.
Licencié par son patron et quitté par sa femme, il part faire la Grande Boucle avec un jour d’avance sur les pros. D’abord seul, il est vite rejoint par d’autres, inspirés par son défi. Les obstacles sont nombreux mais la rumeur de son exploit se répand. Les médias s’enflamment, les passants l’acclament, le Maillot Jaune du Tour enrage. François doit être stoppé !

Si La Grande Boucle n’apporte rien de bien nouveau au cinéma français. Notamment à cause de l’étape par étape. Le film casse donc plus ou moins son rythme avec des intrigues pas toujours passionnantes (notamment cette histoire de dopage qui arrive au beau milieu du film et qui tente de nous envoyer dans une dimension plus dramatique de façon assez raté). Cette petite comédie est aussi très franchouillarde. Je n’ai rien contre, notamment car je serais plus du genre à critiquer les comédies trop parisiennes qui dénigrent justement la province. Ici on est en pleine province avec des gens pas trop cliché pour l’incarner ce qui est déjà pas mal. Malgré tout, on ne tombe pas à côté des clichés des fans du Tour de France ou encore du caméo plutôt bien fichu et particulièrement drôle de Nelson Monfort à plusieurs reprises. Ce dernier est l’élément comique le plus réussi de La Grande Boucle (le reste tombant plus ou moins à plat). Surtout que finalement ce n’est pas tant que ça une comédie. C’est plutôt une sorte de comédie légère qui ne cherche pas à se prendre la tête dans le gag et qui se satisfait donc d’une belle histoire.

Car derrière tout cela se cache tout de même une histoire sympathique. Cela n’enlève en rien le côté prévisible de celle-ci et de ses rebondissements vus et revus mais voilà, je n’ai pas non plus eu envie de donner des claques à Clovis Cornillac ce qui est rare pour être noté. Ce que je regrette malgré tout dans ce film pédalé c’est qu’il manque parfois d’ambition. On sent que le film veut aller quelque part mais il s’enlise par moment et je trouve ça légèrement dommage, surtout qu’il y a énormément de potentiel. En effet, le Tour de France en lui-même bien que je ne le connaisse pas pour un clou a un tas de bonnes intrigues à donner à ce genre de films. Mais La Grande Boucle ne va pas au bout. J’oublie cependant volontiers Elodie Bouchez, certainement l’une des plus grosses erreurs de casting qu’il puisse exister. Et puis je regrette presque que La Grande Boucle manque de la folie innocente qu’avait plus ou moins Jean-Phillippe, un des films de Laurent Tuel.

Note : 5/10. En bref, malgré quelques pédalages dans la semoule le tout reste plutôt sympathique sans trop en faire sur les bords.

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