Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : La Maison au Bout de la Rue, portée disparue...

16 Décembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

20091226.jpg

 

La Maison au Bout de la Rue // De Mark Tonderai. Avec Jennifer Lawrence et Elizabeth Shue.


Forte du succès cinématographique de Hunger Games, Jennifer Lawrence commence à avoir le syndrome Kad Merad et accepte un peu tous les rôles qu'on lui propose. Et cela commence avec La Maison au Bout de la Rue ou House at the End of the Street en version originale. Si le sujet du film aurait pu être intéressant, rappelant un peu le très bon Paranoïak de D.J Caruso, ou encore le très sympathique remake de La Dernière Maison sur la Gauche, vous serez extrêmement déçus par La Maison au Bout de la Rue. Un film qui bataille pour réellement devenir passionnant du début à la fin. Si la première mise en bouche est intrigante et laisse le téléspectateur avide de nouvelles choses, rapidement nous plongeons dans le film d'épouvante classique et sans inspiration qui tente de nous resservir quelque chose que l'on a déjà vu quelques mois auparavant dans un tout autre film de genre. D'une histoire imaginée par Jonathan Mostow (le réalisateur de Terminator 3 et scénariste du très mauvais U-571) et écrite par le scénariste du nanar Dream House (avec Daniel Craig), La Maison au Bout de la Rue partait déjà avec les jambes coupées.

Elissa et sa mère s'installent dans une nouvelle ville et apprennent vite que la maison voisine de la leur a été le théâtre d'un massacre. En effet, une jeune fille y a assassiné ses parents. Quand Elissa devient amie avec le fils qui a survécu au drame, elle comprend que l'histoire est loin d'être terminée.

Le scénario est assez mauvais dans son ensemble. Si la mise en place de l'histoire reste plutôt bonne dans son ensemble car l'on ne sait pas réellement où l'on va, rapidement le film en dit trop et revient alors à quelque chose que l'on a déjà pu voir. Je trouve même regrettable de ne pas être plus inspiré que ça quand on a pourtant une bonne idée de départ. Sans compter sur les dialogues, à la limite du supportable. Cette niaiserie adolescente ambiante n'aide pas les rides malheureuses d'Elizabeth Shue (reconvertie en experte de scènes de crime à Las Vegas dans la série Les Experts depuis maintenant un an). Si la petite Jennifer Lawrence prouve qu'elle a encore du talent, elle ne l'exploite pas suffisamment bien dans La Maison au Bout de la Rue. Je trouve regrettable d'avoir choisi une actrice aussi sympathique pour un scénario désolant. Max Thieriot, incarnant son prétendant masculin, n'était pas trop mauvais lui non plus ce qui vaut au film de ne pas passer l'arme à gauche quand il s'agit de parler de son casting. Elizabeth Shue fermant la marche avec peu de conviction car pas suffisamment crédible en mère de famille esseulée.

Mark Tonderai, réalisateur de seconde zone réalise ici son premier long métrage exporté (merci au casting). Il n'ajoute malheureusement rien de nouveau au genre. Il se contente de rester dans les clous et donc fait de son film un ersatz visuel de ce que l'on a déjà pu voir ailleurs comme par exemple dans Dream House (il faut dire que le scénario a été écrit par la même personne que pour celui ci). La déception est donc grande mais il faut dire que la bande annonce était déjà tout sauf rassurante. Je ne retiendrais de La Maison au Bout de la Rue que son introduction, assez sympathique. Le reste fond rapidement dans la médiocrité la plus navrante. C'est dommage car il y a du potentiel avec une telle histoire et la fin du film, bâclée dans sa manière de l'amener, avait elle aussi son petit avantage. Mais je ne suis pas sûr qu'une suite m'aurait malheureusement donné envie (même si l'on sait qu'elle ne verra jamais le jour vu le bide effrayant du film au box office américain) suite aux ulcères mal placés qu'on engendré ce film.

Note : 3.5/10. En bref, malgré une introduction convaincante le film devient rapidement cliché, ennuyeux et déjà vu. Sans compter sur la niaiserie des dialogues et le manque de twists.

Commenter cet article