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Critique Ciné : Le Hobbit - Un voyage inattendu, prequel amusant

14 Décembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Le Hobbit : un voyage inattendu // De Peter Jackson. Avec Ian McKellen et Morgan Freeman.


Attendu comme le messie par les fans du Seigneur des Anneaux, Le Hobbit débarquait enfin sur les écrans français au terme d'un tunnel promotionnel assez embêtant et créant malheureusement trop d'attentes vis à vis du film. Car le voyage inattendu n'est finalement pas si inattendu que cela puisqu'au bout nous savons déjà que c'est un prequel à la saga du Seigneur des Anneaux. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'apparition d'Elijah Wood au début du film. Mais globalement, mon plus grand regret vis à vis de Le Hobbit c'est l'imagerie. Vu en 3D tout simple, j'ai eu le regret de ne pas le voir en un format correct et donc de le trouver complètement laid visuellement. De plus, quelques effets spéciaux apparemment bons, apparaissent de façon beaucoup trop lisse à l'écran. Je sais bien qu'il a été converti en 3D après le tournage mais ce n'est pas une raison pour en bâcler la finition (un film comme Piranha 3D par exemple exploite le filon de la conversion à merveille). Mais derrière tout cela se cache tout de même un bon film puisque du point de vue du scénario et accessoirement du casting, il n'y a rien à redire.

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore…

J'ai notamment beaucoup apprécié l'apparition assez amusante de Gollum durant le film, mais l'histoire en elle même se déroule en deux temps. La première était excellente et brillante. Entre humour et légèreté, on sent que personne ne se prend la tête. De plus, cela permet à Martin Freeman de nous offrir à l'écran toute l'étendu de son talent qu'il ne pourra malheureusement pas aussi bien exploiter plus tard de part la présence plus protubérante d'autres personnages (tout aussi intéressant j'en conviens). La première partie est donc plus légère et plus fun à suivre. C'est aussi pour cela qu'il s'agit de mon passage préféré. Je trouve que les batailles sont malheureusement de vraies redites de ce que l'on a pu voir dans le Seigneur des Anneaux. Je suis client, donc cela ne me dérange pas mais Peter Jackson fait constamment la même chose et cela en devient assez navrant. Le Hobbit se sauve alors par la profondeur de ses décors qui, il faut le dire, sont assez immense et immensément exploités de ce point de vue là.

L'humour vient en renfort de la seconde partie, plus épique et donc dans l'univers de l'heroic fantasy. L'apparition de diverses créatures, de divers enjeux, de divers personnages, tout cela va contribuer à créer à la fois des tensions mais aussi des rencontres. Le Hobbit tente alors de nous faire une très jolie démonstration de moyens. On sent qu'il y en avait dans le portefeuille de Peter Jackson afin de faire son film (ce qui n'est pas plus mal). Finalement, je reste déçu vis à vis de l'aspect visuel du film. Et peut être un peu du fait que Peter Jackson ne tente pas de se renouveler dans sa manière de réaliser les choses. Je pense que Le Hobbit aurait pu bénéficier d'un traitement différemment, notamment parce que j'ai eu l'impression de voir quelque chose de trop similaire au Seigneur des Anneaux et pourtant, malgré quelques ressemblances (notamment le lieu et Gandalf), Le Hobbit n'a rien de très ressemblant avec la première saga de Jackson.

Note : 7/10. En bref, on ne peut nier la nostalgie du fan du Seigneur des Anneaux après avoir vu Le Hobbit mais ce que je retiens avant toute chose c'est qu'il n'est clairement pas aussi bien que la première saga de Jackson. Ce dernier n'ayant malheureusement rien renouvelé dans sa manière de faire les choses. Une réalisation has-been pour un film qui ne demandait qu'à éclore un peu plus.

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delromainzika 15/12/2012 14:15


Ah, moi j'ai pas du aller dans une salle équipée de ce nouveau procédé car c'était très flou durant tous les travelings.

Ricky 15/12/2012 13:56


Juste pour information, le nouveau format développé pour ce film permet de filmer et donc de diffuser le film à raison de 48 images par seconde (au lieu de 24 images par seconde précédemment). Ca
n'améliore en rien les effets spéciaux, ça permet en gros d'améliorer la fluidité. Notamment, ça atténuerait l'effet de fatigue / migraine ressenti par certaines personnes durant les projections
3D. Voilà !