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Critique Ciné : Le Monde de Charlie, solitude adolescente...

23 Décembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Le Monde de Charlie // De Stephen Chbosky. Avec Logan Lerman, Emma Watson et Ezra Miller.


Qui mieux que l'écrivain lui même pouvait adapter son propre roman au cinéma ? Stephen Chbosky avait donc une casquette multiple dans Le Monde de Charlie (ou Perks of Being a Walflower en VO). Outre le script qu'il a signé de ses propres mains, il a également réalisé ce petit film indépendant mais terriblement grand. Je crois que l'on peut dire que très peu de film sont parvenus à mettre en lumière cette partie de l'adolescence, décrite au travers du personnage de Charlie. Je trouve que le film reflète à merveille l'ambiance d'un bon livre, d'une belle étude sur le sujet. En tout cas, le personnage de Charlie est fascinant car il ressemble un peu à tout le monde. Mais le tout est de nous raconter ce que c'est que d'être seul quand l'on est ado, ou encore cette anxiété qu'il y a à attendre que l'on puisse enfin grandir et devenir quelqu'un ou encore ce truc complètement foireux mais jouissif à la fois de part ses expériences nouvelles qu'est l'adolescence. Le Monde de Charlie finit donc pas fasciner le spectateur en le plongeant dans un monde connu de tous. Servi par un casting presque parfait, je pense que l'on peut aisément parler de Le Monde de Charlie comme d'un petit bijou cinématographique.

Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Incarné par Logan Lerman (qui fût il y a quelques années de cela le héros Percy Jackson au cinéma) surprend ici dans un rôle plus nuancé. Alors que l'acteur n'est pas nécessairement le plus expressif du casting, il montre derrière tout cela qu'il a un grand coeur (notamment grâce à la narration). Le personnage est accompagné d'Emma Watson (qui en a enfin fini avec la saga Harry Potter). Elle est parfaite pour ce genre de films, indépendants, sur mesure. Son rôle est à l'égal de cette actrice et de son talent. Une belle idée que de l'avoir choisie elle pour incarner le personnage de Sam. Et puis nous avons Patrick, le dernier de la bande, incarné par un Ezra Miller (We Need to Talk About Kevin) toujours aussi suintant de folie et d'énergie. Cet acteur me surprendra toujours. Et c'est ce que j'aime chez lui. Cette surprise constante mais malicieuse. Il donne au personnage de Patrick une vraie âme, du début à la fin. Même dans les moments du film les plus douloureux (et Dieu sait qu'il y en a quelques uns de très émouvants).

Car le but de Le Monde de Charlie n'est pas de ménager le spectateur qui se retrouve lui aussi terrassé par les moments de doute de chacun, les moments plus cruels de l'adolescence et des choix que l'on doit faire à ce moment de la vie ou encore les moments où Charlie joue la carte de l'adolescent plus qu'étrange. S'en est presque fascinant. Chbosky est parvenu à plutôt bien exploité l'environnement qu'il a a créé. Cela passe donc par un casting de pointure (complété par Mae Whitman - Parenthood -, Kate Walsh - Private Practice -, Dylan McDermott - The Practice -, et accessoirement la monoexpressive Nina Dobrev - The Vampire Diaries -) mais aussi par une bande originale sélectionnée avec intelligence. Je ne m'attendais pas du tout à ce que Le Monde de Charlie soit un film aussi simple d'apparence mais tout aussi complexe dans sa manière de décrire les personnages et de développer leurs histoires. Certainement l'une des plus belles réflexion sur l'adolescence et ses mauvais côtés depuis un bon bout de temps.

Note : 8/10. En bref, très jolie révélation.

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