Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Les Bien-Aimés, fable musicale...

27 Janvier 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

19733608.jpg

 

Les Bien-Aimés // De Christophe Honoré. Avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Louis Garrel.


Les comédies musicales françaises ont connues une nouvelle jeune quand Les Chansons d'Amour sont sorties en 2006. Ce film était magnifique, beau, excellent et surtout m'avait beaucoup touché. Quelques années plus tard, et après des essais pas forcément concluant dans du cinéma non musical (le très mauvais Homme de Bain que j'ai même pas pu terminé tellement je n'en voyais plus le fond au bout de dix minutes, et Non ma fille tu n'iras pas danser, correcte mais sans plus). Les Bien-Aimés est donc en quelque sorte un retour aux sources pour Honoré qui filme cette fois l'amour moins sage (du triolisme au questionnement sur ses propres relations sexuelles, …) alors que dans Les Chansons d'Amour on était plus dans la découverte d'un amour enfouie en nous le tout après un tragique accident. Ce coup ci, le réalisateur tente de nous offrir un film coloré mais malheureusement très décousu. C'est bien un des gros reproches que je peux faire à ce film. Tout semble partir dans tous les sens et le scénario a bien du mal à tout réorganiser pour tricoter des intrigues autour de tout ça.

Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l'amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s'attaque à nos sentiments les plus profonds ?

L'histoire de ce film se découpe en plusieurs parties. La première est vitale au film car elle permet de se mettre dans le bain et elle parvient à être plutôt sympathique mais c'est petit à petit que le film scintille en musique. Plus la playlist du film passe, plus il est bon. La gestion des couleurs est très bonne et encore une fois n'est pas sans rappeler le cinéma de Jacques Demy dont Honoré n'a jamais caché son inspiration. D'ailleurs, je n'aime pas une grande partie des films de Demy. Je trouvais ça tellement niais. Honoré nous donne une raison de croire à la comédie musicale au cinéma en France. C'est doux et câlin avant d'être amoureux, frivole et déprimant. En tout cas, la combinaison est assez bien fichue. Les meilleurs éléments de ce film sont clairement Louis Garrel qui connaît la maison et qui est donc parfait dans son rôle, cette fois de professeur. Et bien évidemment Catherine Deneuve que j'aime toujours autant. Même si j'ai du mal à lui pardonner le très mauvais Potiche de Ozon (oui, je l'ai toujours dans le travers de la gorge de film). Pour en revenir à Garrel, sa transformation au fur et à mesure de l'histoire était très bien effilé.

Ensuite, je ne me remet toujours pas du fétichisme de Honoré pour les pieds. C'est d'ailleurs un fétichisme que je n'ai jamais compris. Les pieds c'est moche. Mais bon, cela reste mon humble avis. Ainsi, on se retrouve donc aussi avec Chiara Mastroianni que je n'aime pas vraiment. C'est loin d'être une actrice que je porte aux nues et forcément, mon indifférence vis à vis de son jeu m'a plutôt endormi. Au final, Les Bien-Aimés est plutôt bon. En tout cas, musicalement j'ai beaucoup aimé. Ca raisonne dans les oreilles dès que l'on entend les premières notes des premières chansons. Puis, petit à petit on va comprendre l'histoire derrière ces chansons, les quelques dialogues plutôt bons malgré quelques lourdeurs. Les sentiments sont exacerbés par moment, quitte à devenir anxiogène mais le film pèse ses mots sur la fin. Une belle fable moderne, avec de l'émotion et de l'amour. On ne peut pas dire que Honoré n'a pas mis du coeur dans ce film. Il y laisse une partie plus mature de son âme...

Note : 7/10. En bref, musicalement très joli, un film un peu trop décousu pour être très bon mais délicat et délicieux par moment. Notamment grâce à Louis Garrel et Catherine Deneuve, deux piliers de ce film… Bien évidemment il ne faut pas être hermétique au cinéma du réalisateur...

Commenter cet article