Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Les Kaira, redite has been...

25 Novembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

20123623.jpg

 

Les Kaira // De Franck Gastambide. Avec Medi Sadoun et Jib Pocthier.


Avec une bonne dose d'humour critique et subversif, Les Kaira aurait pu être l'une des meilleures comédies de l'année. Malheureusement, elle est tout le contraire et c'est bien miséreux. Même si le film parvient à faire rire parfois, ce n'est pas toujours pour les bonnes choses. Seule la petite apparition d'Elie Semoun (que je déteste pourtant) était excellente, le reste manquant malheureusement de vigueur. Le problème c'est que le mythe des Kaira s'efface au fur et à mesure que le film avance. Les personnages sont alors noyés dans des mauvaises idées comme toute cette histoire de porno qui finie en queue de poisson (ou autre) dans l'huitre plus très fraiche de Katsuni (très contente de faire une apparition dans ce film semble t-il… ). Les interprètes ne sont pas nécessairement mal choisis mais c'est plutôt le scénario qui étire les blagues sur des longueurs interminables. Comme quoi, parfois, les comédies devraient rester à la télévision. Cette adaptation de Kaira Shopping (la série de Canal +) est l'une des plus mauvaises idées que le cinéma français ait pu avoir ces dernières années.

Mousten, Abdelkrim et Momo sont trois potes d’enfance qui ont toujours vécu dans leur cité de Melun. Casquettes enfoncées sur la tête et baskets aux pieds, tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s’écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. Jusqu’au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une « Star du X ». En galère de filles et d’argent, la quête de ce qui leur semble être alors le meilleur métier du monde va se transformer en un parcours initiatique et devenir la plus importante aventure de leurs vies.

L'idée de faire un film à sketch n'est pas une mauvaise chose puisque cela fonctionne dans certains domaines, mais globalement Les Kaira manque clairement de fun. On a l'impression très souvent de s'ennuyer et ce n'est pas le personnage incarné par Ramzy Bedia qui va me faire changer d'avis. Son apparition ridiculise alors tout ce qui se met en place. Le clin d'oeil de François Damiens en grand patron de l'industrie du porno était amusant lui aussi. Mais ce n'est pas suffisant. Je crois que Les Kaira aurait surement plus gagné à devenir une comédie plus courte, avec une histoire mieux construite et un ensemble plus léger. Les dialogues enchainent les blagues foireuses et le situations pas toujours très inspirées. Cette impression d'avoir vu ce film plusieurs fois m'a réellement peiné. J'aurais surement trouvé intéressant que les thématiques traitées dans le film ne soient pas noyées dans autant de grossièretés inutiles. Je ne suis pas sûr que c'était nécessaire uniquement pour grossir les traits des racailles des cités.

Rapidement avilissant, Les Kaira se transforme alors en film bateau. Il faut dire que Franck Gastambide, le réalisateur, ne parvient malheureusement pas à donner suffisamment d'envergure à son propos. Je n'ai pas nécessairement de problème avec le fait que le casting surjoue constamment car a    u fond c'est aussi le film qui veut ça. Cependant, j'ai énormément de problèmes avec d'autres choses et notamment la mise en scène et la direction d'acteur. Dès l'introduction on voit tout de suite la vacuité de la chose. Aux Etats-Unis ce film aurait surement été plus sympathique car l'humour balourd et cliché ils savent plutôt bien faire généralement. Mais en France on est encore à la traine. Cette impression de voir des choses qui sortent tout droit des années 90 où l'on écoutait encore Mc Solaar et NTM me fait de la peine. Peut être une autre fois mais surement pas pour moi. Par ailleurs, je crois qu'un Les Kaira 2 est en préparation. Mais non merci.

Note : 1/10. En bref, une comédie affligeante par sa répétition constante et son horripilante galerie de mauvaises idées.

Commenter cet article