Critique Ciné : Lovelace, star du X

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Lovelace // De Rob Epstein (et Jeffrey Friedman). Avec Amanda Seyfried et Peter Sarsgaard.


Raconter l'histoire de Lovelace au cinéma me rappelle un peu la tentative que Simon Curtis avait fait avec Marilyn Monroe. Ce n'était pas un mauvais film mais ce n'était pas exceptionnel non plus. C'était surtout creux comme une huître. Du coup, en me lançant dans l'aventure de Lovelace, j'avais peur de tomber sur à peu près la même chose. Le film ne cherche pas à renouveler le genre, mais plutôt à nous offrir quelque chose d'assez sympathique sur une actrice de X connue mondialement dans les années 70. Bien que je n'ai pas vécu ces années là, je connais très bien qui est Linda Lovelace, c'est vous dire si le personnage a réellement traversé les années. Amanda Seyfried est parfaite dans ce rôle dans le sens où il y a un truc très sexuel qui se dégage de cette actrice qui fait qu'elle colle très bien à l'univers de Linda Lovelace. Au-delà de ça, on peut légèrement reprocher au film de ne jamais vraiment creuser suffisamment loin.

L'itinéraire de Linda Lovelace, devenue une star mondiale du cinéma X dans les années 1970, grâce au succès de "Gorge Profonde", et qui s'est ensuite muée en une militante farouchement opposée à l'industrie du porno.

Disons que Lovelace avait réellement de quoi nous offrir un divertissement efficace et particulièrement bon mais rapidement le film fonce bille en tête dans quelque chose d'assez plat. Quelques caméos deviennent cependant mémorables comme celui de James Franco dans le rôle de Hugh Hefner ou encore Hank Azaria dans un rôle d'investisseur de film. Globalement, ces deux apparitions amusent légèrement le spectateur ce qui permet d'offrir aussi une partie plus légère à un film qui se veut trop strict dans le genre qui l'enferme (le biopic). Le scénario a pourtant été laissé à Andy Bellin, scénariste du très surprenant et très bon Trust (avec Clive Owen) et la réalisation à deux connaisseur du monde du documentaire (ce qui n'était pas une mauvaise idée). Disons que les deux réalisateurs parviennent grâce à une image originale à nous plonger dans l'univers des années 70 sans trop de problèmes. Côté adaptation on n'est pas trop dépaysé et du coup c'est agréable.

Lovelace est également un film très sobre et soft. Le film n'avait pas pour but d'être pornographique et on peut encore une fois remercier le scénariste de ne pas avoir abusé de ce genre de scènes. Globalement, Lovelace est donc un biopic tout à fait honorable, jouissant d'un bon casting et de quelques caméos intéressants mais je n'ai pu m'empêcher d'être déçu par le fait que l'on n'en apprend pas énormément sur le personnage. Peut-être que certains seront également déçu d'Amanda Seyfried bien que personnellement je la trouve adorable et surtout parfaite dans ce rôle là. Mais voilà, Andy Bellin ne creuse pas suffisamment loin le personnage car au-delà de ses relations ou encore de son travail, je suis certain qu'il y avait de quoi réellement creuser la personnalité de Linda Lovelace, ce que le film ne fait pas vraiment et du coup, le tout apparait donc très superficiel alors que ce n'est pourtant pas un personnage inintéressant.

Note : 5/10. En bref, un biopic qui manque de profondeur et ce malgré Amanda Seyfried, une jolie mise en scène et quelques caméos fantastiques.

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