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Critique Ciné : Malveillance, regard salace sur la société...

28 Avril 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Malveillance // De Jaume Balaguero. Avec Luis Tosar et Marta Etura.


Récemment, j'avais pu découvrir La Locataire avec Hilary Swank, un thriller horrifique, remake d'un film excellent de Polanski, un peu dans le genre de Malveillance. D'ailleurs, la version de Polanski se rapproche beaucoup de Malveillance. Car justement, si Malveillance réussi quelque chose  c'est bien son ambiance de folie. Le seul défaut de ce film au final, c'est la multiplication des intrigues ici et là qui écarte par moment le film de son but initial. Mais l'efficacité de Malveillance elle la tient dans son ambiance de thriller prennent et écrit avec beaucoup de force. On sent quand on regarde le film qu'il y a un truc. La plus grande réussite du film est sûrement son épilogue. Une fin impressionnante alors qu'il s'agit souvent du moment où les films de ce genre laisse totalement retomber la pression. Jaume Balaguero, réalisateur et scénariste des deux premiers Rec, nous plonge dans un film encore plus captivant que ceux qui l'on fait connaitre. En tout cas, on voit qu'il aime tout ce qui se déroule dans des immeubles.

César est un gardien d’immeuble toujours disponible, efficace et discret. Disponible pour s’immiscer dans la vie des habitants jusqu’à les connaître par cœur ; discret quand il emploie ses nuits à détruire leur bonheur ; efficace quand il s’acharne jusqu’à l’obsession sur Clara, une jeune femme insouciante et heureuse…

L'histoire de Malveillance est assez basique, et part un peu sur le même principe que Locataire mais en plus violent. Pour arriver à ses fins, le héros de ce film va aller jusqu'à violer toutes les nuits la jeune femme dont il est amoureux sans qu'elle même ne s'en rende compte. Petit à petit le film nous plonge dans la vie de ce concierge, entre les gens qui l'adorent et ceux qui font tout pour le virer (et vont y parvenir d'ici la fin du film d'ailleurs). Le tout est terriblement efficace, et on en ressort tout retourné. Je ne m'attendais pas du tout à prendre une telle claque par moment mais au moins, le réalisateur et scénariste a su déjouer les pièges de ce genre de film avec audace et beaucoup de malice. Le tout permet également de porter le regard sur le vice de l'être humain, et sur ce qu'il est prêt à faire pour arriver à ses fins. On parle même d'amour meurtrier. L'amour peut rendre cinglé, et encore plus dans la solitude. Sans compter sur le côté très "vrai" de ce film. On a pas l'impression de plonger dans une fiction.

Côté réalisation, Jaume Balaguero donne un ton sobre, noir mais aussi très esthétique à son film. Je suis très client du cinéma d'épouvante/horreur espagnol, et avec Malveillance on me prouve encore une fois que je ne me trompe pas sur leur compte (même si la franchise Rec a été ruinée récemment avec le troisième volet). Malveillance utilise avec beaucoup de sagesse tout ce qui fait que ce genre de film peut fonctionner. Avec une mécanique bien rodée et bien huilée, voilà un thriller qui pourrait bien vous faire douter de votre propre concierge jusqu'à potentiellement vous donner des sueurs froides. Pour tout vous dire, je pense que je risque de ne pas très bien dormir cette nuit, horrifié à l'idée de penser que je pourrais revoir César dans mes cauchemars. Malveillance est donc un thriller horrifique intense, captivant et particulièrement bien maitrisé du début à la fin. Son seul défaut c'est sûrement d'avoir perdu le spectateur dans de multiples intrigues accordéonnées, et dans certains petit clichés du genre presque obligatoire.

Note : 8/10. En bref, une pure réussite horrifiante.

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