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Critique Ciné : Nine, un musical perspicace et efficace !

8 Mars 2010 , Rédigé par Ca Deborde De Potins ! Publié dans #Critique Ciné

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Nine // De Rob Marshall. Avec Marion Cottillard.


C'est certainement LE film qui j'attendais avec le plus d'impatience depuis bien longtemps : depuis que le tournage à débuter et que l'on a eu le droit aux premières images. Autant dire depuis bien longtemps ! De plus, second rôle américain de la cosécration pour Marion après sa phase Oscars et tout le tralala.
Prenons ce film depuis le début, on nous plonge dans l'univers du réalisateur italien Guido Contini, un réalisateur imaginaire sans inspiration pour son prochain film qu'il doit débuter dans quelques jours seulement. Pas une seule page de script, rien. Cette idée est originale et la scène d'ouverture avec toute ces femmes qui entoure notre Guido, autrement dit guide en VF. En découpant cette scène d'ouverture où défile toutes les femmes du film, toutes ces actrices, ces beautés fatales (même si Fergie a perdue de sa superbe, toute boudinée en Saraghina !). Un jeu de lumière enchanteur, de belles images qui marque le début d'un futur film qui ne perd pas de son charme tout du long.
Les chansons s'annoncent, défilent, les tableaux (en parlant des scènes musicales) et tout change, tout semble dénoué de sens... cependant, même si les chansons ne sont pas forcément très liée à l'histoire même du film, ces tableaux sont de l'art et des chef d'oeuvre à eux seuls. J'ai l'impression que le scénariste est le personnage de Guido Contini quand on voit que le film part dans tous les sens mais jamais en ligne droit. Un film plein de détours musicaux, bien plus que réussit. En parlant de détour dans le scénario, cette histoire arrive à me refaire penser à un film. Certes, c'est surtout pour rendre hommage à une personne bien précise que se reconnaîtra dans cette petite allusion mais ce film s'appelle Fight Club. Ce grand fan de Fight Club sera d'accord sur le fait que l'histoire de film prend des tas de détours (notamment la première scène de Fight Club dans le sous sol ou bien même la fin, l'histoire de la fabrication des savons, ...). Rien à voir sinon entre un film OVNI qu'est Fight Club et Nine. Juste un grand hommage à un grand homme de la jeunesse du cinéma.
Pour en revenir à Nine, les cafouillages dans l'histoire ne nous empêchent pas d'apprécier un film (même avec des chansons lentes et deux trois longueurs qui passent comme une lettre à la poste sans déranger le regard du film). De plus, Daniel Day Lewis, en homme à femme, c'est tellement énorme qu'il arrive à nous montrer une autre facette de son talent (après le monument There's Will be Blood).
Les stars du film ? Ce n'est certainement pas Nicole Kidman, aucune classe, aucun rôle dans le film, la femme invisible avait fait pareil en son temps et là, c'est là le gros hic du film. Nicole, Nicole... Judi Dench ? Non, pas tellement même si la chanson Folies Bergères sympa avec cet accent de malade. "Clarinette, saxophone"... Ensuite, c'est peut-être Fergie ? Non, même si Be Italian montre encore une fois la qualité de sa performance vocale (et cette petite partie dans le passé de Guido est bien sympathique d'ailleurs) mais le reste de sa prestation laisse à désirer. Dommage.
Les deux stars du film sont incontestablement Pénélope Cruz et Marion Cotillard. Pénélope car tout ce qu'elle touche dans le film se transforme en or, oui en or, c'est énorme (notamment sa scène, son tableau musical). Et Marion, car même si elle n'a pas les atouts des autres femmes du film, elle reste notre petite frenchie, avec une belle voix et deux chansons qui nous font frémir, ou presque : Take it All c'est quand même une Marion qui se libère, se lâche sur la scène. Réussit, elle aurait mériter cet Oscar et surtout une nomination.
Enfin, je n'oublie pas Kate Hudson et sa chanson Cinema Italiano, vraie moment de plaisir que de retrouver un défilé haute couture dans ce film aux multiples anges et facettes.

Note : 9/10. En bref, pas déçu d'une poil, j'ai été comme appelé par l'Italie et cette histoire charmante, remake de 8 1/2 de Fellini. Rob Marshall signe un film à la hauteur des espérances. D'autres le trouverons nul et pathétique, ou incident industriel pour reprendre les mots de Studio Ciné Live.

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