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Critique Ciné : Playback

7 Avril 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Playback // De Michael A. Nickles. Avec Johnny Pacar, Ambyr Childers et Christian Slater.


Michael A. Nickles, déjà metteur en scène de XII (2008), revient avec Playback. En empruntant au cinéma d’horreur adolescent américain tout un tas de poncifs, ce petit Direct to DVD s’avère être plutôt amusant au premier abord. Et puis tout d’un coup la mythologie du film engouffre celui-ci dans quelque chose d’un peu moins fun et donc d’un peu plus ennuyeux. La première partie se concentre donc sur cette grosse référence à des films comme Scream ou encore Ring (pour l’histoire de la vidéo). L’histoire de Playback part donc sous de bons hospices. A défaut d’être là pour nous surprendre, c’est en tout cas un divertissement d’une facture plutôt efficace en son genre. En tant que grand adepte des Direct to DVD d’horreur, celui-ci tente de s’amuser, notamment en incluant de l’amateurisme dans la caméra de Michael A. Nickles. Ce dernier fait énormément de caméra à l’épaule, très agitée, comme des adolescents qui seraient en train de réaliser leur premier film d’horreur (un peu comme le postulat de base de Playback d’ailleurs). Le problème dans cette histoire c’est la seconde partie, beaucoup trop convenu qui oublie peu à peu les références pour tenter de s’engouffrer dans un film à la fin plus ou moins bazardée.

Le 21 Octobre 1994, Harlan Diehl, lycéen, tue sauvagement sa famille avant d’être abattu par la Police. Quinze ans plus tard un étudiant (Johnny Pacar) et son groupe de camarade décide de faire des recherches sur le jeune Harlan. Ils font alors appel à Quinn, stagiaire aux archives d’une chaîne de Tv locale. Celui-ci va tomber sur des vidéos qu’il n’aurait jamais dû voir. Il se voit possédé par l’esprit du tueur et acquière la sombre capacité d’attaquer ses victimes par l’intermédiaire de caméras. C’est le début d’une terrible série de crimes sanglants...

Le scénario n’est donc pas totalement maîtrisé. J’ai l’impression que Michael A. Nickles avait une très bonne idée de départ mais qu’il n’a pas su la conclure. Du coup, on tourne rapidement autour du pot et le spectateur se retrouve malheureusement pris au piège. Le côté très amateur du casting colle parfaitement avec l’univers. On s’amuse donc de certaines scènes car l’on sait pertinemment que le but n’est pas d’être complètement sérieux mais d’au contrairement, provoquer chez le spectateur le rire. Je sais bien qu’il est très facile de railler un film comme Playback mais au contraire, je trouve que par certains aspects il est bien plus intéressant que l’on ne pourrait le croire. Certes, Christian Slater (Mind Games), un acteur has been depuis des années qui continue de trouver du boulot dans des films à petit budget n’a pas vraiment un rôle à sa mesure. Disons que dans ce film il ne sert pas à grand chose et son personnage n’évolue malheureusement pas. Il aurait fallu s’attarder un peu plus sur les adolescents qui sont tout de même beaucoup plus intéressants. Car ils ont une petite histoire à nous raconter.

La scène d’introduction de Playback est assez drôle, notamment car on ne sait pas vraiment quoi attendre du film à mis chemin entre le film d’horreur à la caméra embarquée (façon Paranormal Activity) et le film de possession comme on peut en voir des dizaines chaque année. Justement, la thématique de la possession est traitée ici sous un angle plutôt nouveau et différent de ce que l’on a l’habitude de voir. En intégrant la dynamique moderne (le fait que cela passe par la caméra) était une brillante idée. Mais encore une fois, la seconde partie du film ne semble pas savoir comment rendre le tout réellement passionnant jusqu’au bout. Le fait que le film tombe dans les diatribes du genre, tentant de se moquer de lui-même sans y parvenir, m’a vraiment déçu. Ainsi, Playback est un film très étrange et difficile à cerner. La conclusion n’est pas toujours à la hauteur de ce que l’on aurait pu attendre et ce malgré un très bon postulat de base. La première partie est cependant plutôt correcte, surtout quand on prend le film plus ou moins pour ce qu’il est (un Direct to DVD rendant hommage à tout un tas de références du film d’horreur ado).

Date de sortie : 8 avril 2014 - Directement en DVD

 

Plus d'informations sur le site de Playback

 


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