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Critique Ciné : Sea, No Sex and Sun, tombée de hallebardes...

9 Septembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Sea, No Sex and Sun // De Christophe Turpin. Avec Fred Testot, Antoine Duléry et Julie Ferrier.


Tout le monde se souvient de ces comédies de potes en vacances qui pullulaient au cinéma comme des pissenlits dans les années 80, mettant en scène à la fois le meilleur comme le pire des acteurs français. Sea, No Sex and Sun c'est le syndrome post-année 80. Sauf que ce genre de comédies est complètement dépassée. Sans compter sur la présence de Fred Testot, qui est aujourd'hui devenu une sorte de Kad Merad hard discount qui accepte tout ce qui lui tombe sous la main (et on ne peut pas dire que ce soit folichon). Avec un titre reprenant une chanson de Serge Gainsbourg, je m'attendais à quelque chose de plus jovial et drôle. Mais finalement ce que l'on ressent c'est un ennui infini. Le jeune réalisateur Christopher Turpin s'engouffre dans des clichés banaux et sans aucune originalité. C'est un peu la comédie estivale de France 3 mais sans Victor Lanoux (heureusement me direz vous). Et dans ce film qui surnage constamment se retrouve l'excellent Patrick Bouchitey tentant malgré lui de sauver ce navire d'un naufrage.

La Bretagne, le mois de Juillet, Carnac-Plage.
Alex, 20 ans, saisonnier au Tennis-Club, profite de sa liberté, sort, fait des rencontres. Guillaume, 35 ans, vient en vacances avec sa femme et sa fille. C’est ici qu’il a passé ses meilleurs étés lorsqu’il était jeune. Pierre, 50 ans, récemment divorcé, séjourne avec ses deux enfants et espère renouer avec eux.
"Sea, no sex and sun" évoque les déboires de trois hommes de générations différentes, confrontés à leurs désirs et à la difficulté de les assouvir. Une comédie qui se moque gentiment des hommes, éternels insatisfaits. Finalement, un film sur l’acceptation de soi et le renoncement. L’été sera chaud… mais pas trop !

La comédie française va mal, très mal. Avec Sea, No Sex and Sun on a l'impression de vivre à milles lieux de ce que le cinéma peut faire de bien. C'est gris, ça sent le déjà vu et les personnages n'ont aucune envergure. Et c'est sur ce dernier point que je pense il fallait appuyer un peu plus dans le scénario. Car malgré tout, le décor reste intéressant. Avec des personnages plus travaillés et mieux exploités, je pense que l'on aurait pu avoir une comédie fun, pleine de soleil et qui donne clairement envie de vivre aussi cette période charnière de la vie des personnages du film. Malheureusement, tout ce qu'il entreprend s'engouffre dans des facilités, des longueurs et des facéties que seul la comédie française peut faire. On s'est donc satisfait depuis quelques années de la médiocrité (et je pense que le succès du très mauvais Bienvenue chez les Ch'tis est l'un de ces problèmes). Le scénario est pauvre, notamment dans les dialogues qui sont assez peu inspirés.

Alors du coup, dans ce bassesse d'écriture, il y a une feignantise incarnée qui se dessine. Notamment par les acteurs du film qui avancent comme des moutons. Je pense à Fred Testot, aussi taciturne qu'un balai brosse. Ses aventures amoureuses extra conjugales auraient pu être marrantes mais malheureusement, c'est d'une lourdeur assez fabuleuse. Je repense encore à la scène dans le supermarché… j'ai été outré d'un tel manque d'intérêt du film pour ses personnages. Je pourrais également parler d'Antoine Duléry qui depuis qu'il fait du Agatha Christie pour France 2 reste coincé dans le rôle du personnage grincheux qui ne sait plus sourire. Et puis il y a les femmes du film comme Julie Ferrier qui était autrefois l'une des bonnes bouilles de la comédie française et qui ici, rame encore et encore. Au final, de Sea, No Sex and Sun il ne faut retenir que trois choses : Patrick Bouchitey, la BO et le décor. Le reste c'est un peu comme faire passer de la Danette pour de la mousse au chocolat.

Note : 2/10. En bref, manichéen et peu inspiré, c'est un peu comme faire passer de la Danette pour de la mousse au chocolat. Je retiens malgré tout le très bon Patrick Bouchitey.

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