Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Syrup, l'art du marketing

1 Novembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

21000577_2013042220160602.jpg

 

Syrup // De Aram Rappaport. Avec Amber Heard, Brittany Snow et Kellan Lutz.


Adapté de l’oeuvre de Max Barry, Syrup est un film avant tout là pour nous parler du marketing et de ses dangers. Le sujet de base est vraiment intéressant et ce même si au fond le film force peut-être parfois un peu trop sur l’histoire d’amour qu’il tente de traité entre Six et Scat. La bonne idée de Syrup et du livre (que je n’ai pas lu) c’est de nous plonger dans un univers particulièrement marketé. On tente de nous apprendre comment le marketing pour nous faire acheter des boissons énergisantes fonctionne. C’est en tout cas ce que tente de nous vendre le film. Le jeune Aram Rappaport nous délivre un script mi figue mi raisin. D’un côté nous avons une histoire pétillante, pleine d’informations (et j’ai même été instruit par le film sur certains aspects que je ne connaissais pas nécessairement dans le processus de fabrication d’une marque - comme quoi, mon école a oublié quelque chose dans mon cursus -). L’association de cette très bonne histoire à une histoire d’amour est presque dommage. J’aurais préféré que le film ne se laisse pas avoir par cette facilité scénaristique uniquement là pour donner envie au spectateur lambda de regarder ce film.

Alors qu'il trouve une idée qui pourrait lui rapporter des millions, Scat, un jeune diplômé de marketing, doit faire confiance à son associé, le beau Pete, pourtant près de le trahir. D'après l'oeuvre de Max Barry.

Le scénario de Syrup tente de décortiquer tout un tas de processus. Au fond, on ne sort pas lobotomisé par ce film alors qu’au premier abord, cela avait tout du nanar. Il fallait alors compter sur la présence de Amber Heard (The Playboy Club) au casting afin de donner un second souffle au film. Fort heureusement, ce n’est pas du tout ce qu’il se passe. En effet, nous avons des personnages intéressants et ce même si au fond on passe parfois du sympathique au nian-nian romantique. Amber Heard incarne dans Syrup une sorte de désir masculin important mais ce n’est pas ce qui m’a le plus surpris. Disons que j’ai préféré tout l’aspect pédagogique que le film veut se donner. Si la mise en scène avait été plus brusque et plus brute on aurait certainement pu avoir quelque chose de l’acabit d’un 99 Francs. J’aurais bien aimé que le film soit un peu plus fou et qu’il cherche à surprendre son spectateur au delà d’une première partie pimpante et efficace.

Car une fois passé la première demi heure, le film plonge alors dans quelque chose d’un peu moins intéressant, Ce n’est pas pour autant raté mais je pense sincèrement que ce n’était pas nécessaire et cela plombe presque le film. Le spectateur aurait largement préféré quelque chose de plus agressif du point de vue de ce qu’il nous raconte. Dans le reste du casting, on retrouve des personnages mal exploités comme celui de Kellan Lutz ou encore de Brittany Snow. C’est de très bonnes choses en soi mais pas totalement réussies non plus. En tout cas, je n’ai pas lu le livre mais Syrup m’a donné envie de le lire. L’art du marketing est donc décrit de façon plutôt intelligente. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cela aille aussi loin et que cela soit aussi efficace. Le petit Shiloh Fernandez, que je ne me souviens pas avoir vu ailleurs, est lui aussi plutôt convaincant dans ce rôle d’homme aux idées qui valaient trois millions de dollars.

Note : 5/10. En bref, dommage que la partie romantique alourdisse un film qui avait tout pour nous instruire.

Commenter cet article