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Critique Ciné : The Grand Budapest Hotel, réconciliation à venir

4 Mars 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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The Grand Budapest Hotel // De Wes Anderson. Avec Ralph Fiennes, Tony Revolori et F. Murray Abraham.


Je pense que Wes Anderson est un arnaquer. Oui, le seul film de lui que j’ai réellement aimé s’appelle Fantastic Mr. Fox. J’ai détesté Moonrise Kingdom et puis j’ai trouvé A Bord du Darjeeling Limited assez surestimé. Bref, peu importe je ne suis donc pas parti avec le meilleur des avis au sujet de The Grand Budapest Hotel. Pourtant la critique est presque unanime, nous sommes en face d’un vrai bonbon savoureux. La bande annonce m’avait déjà rendu septique quant à la réussite de ce film. Le résultat commence par un enchantement. J’ai beaucoup aimé la première partie du film (à ma grande surprise). C’était nouveau, rythmé et bourré de bonnes idées. Et puis tout d’un coup, dans la seconde partie, le film part dans ses propres délires et tout devient ainsi trop bavard et peu passionnant. C’est tellement dommage, surtout que la première partie était pittoresque. J’ai d’ailleurs retrouvé certains trucs que j’avais plus ou moins apprécié dans A Bord du Darjeeling Limited. L’histoire part malheureusement dans tous les sens et mon attachement plus que formel au scénario a fait que je n’ai pas réussi à être totalement charmé.

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

Wes Anderson veut toujours trop en mettre dans ses films. C’était d’ailleurs la grosse erreur de Moonrise Kingdom. Si je ne l’ai pas aimé c’est justement car le film avait tendance à trop vouloir en dire. Du coup, quand l’on nous raconte l’histoire de Mr. Gustave, j’ai rapidement ressenti le trop plein. Vous avez déjà eu cette sensation bizarre d’avoir trop mangé de sucreries ? C’est ici la même chose. Ensuite, l’erreur a été de nous faire sortir de l’hôtel. J’aurais largement préféré un huis clos, nous racontant les secrets de ses locataires, etc. Sauf que non, le film est avant tout une ode à ce majordome hors pair et un peu farfelu sur les bords. Le farfelu a du bon, voire même du très bon sauf quand celui-ci plonge le film dans une mélasse indigeste. Par ailleurs, il y a aussi beaucoup trop de personnages dont certains ne servent strictement à rien (la pauvre Léa Seydoux, cantonnée à deux répliques dans le film, tout de même, c’est sacrément gonflé même si elle ne méritait pas plus). Je pense à Owen Wilson que j’aime beaucoup, ou encore à Edward Norton, sans parler d’Adrian Brody. Ce sont des acteurs avec lesquels il y avait beaucoup plus à faire. Sans parler de Mathieu Amalric.

Ce dernier m’a donné l’impression de revoir le méchant de James Bond qu’il incarnait dans Quantum of Solace. S’il y a bien un truc sur lequel je ne peux en tout cas rien dire c’est l’esthétique. Si d’un point de vue scénaristique les films de Wes Anderson sont des fouillis sans nom, visuellement c’est généralement réussi. Enfin, Moonrise Kingdom ne m’avait pas vraiment séduit visuellement. En tout cas pas comme The Grand Budapest Hotel. Je me demande donc si ce film n’est pas celui de la réconciliation entre moi et le réalisateur. J’aimerais bien car au fond j’ai beaucoup aimé un de ses films et qu’il a de la suite dans les idées. Mais il faudrait une intrigue un peu mieux ficelée car le tout est vraiment illisible. A la fin a assiste à une mixture désossée d’une bonne idée. The Grand Budapest Hotel est donc une semi-bonne surprise. Je partais avec aucune envie et j’en suis sorti plus ou moins satisfait. C’est donc peut-être le début d’une grande histoire d’amour. Après tout, après la haine il y a l’amour.

Note : 5.5/10. En bref, trop bavard et indigeste dans sa seconde partie, la première est un véritable enchantement. Dommage que cela ne se déguste pas sur la durée.

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ebavureuse 04/03/2014 17:43


merci pour ce critique .votre article m'a attiré pour le lire.et il vraiment trés intéressant