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Critique Ciné : The Impossible, fontaine lacrymale...

5 Janvier 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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The Impossible // De Juan Antonio Bayona. Avec Naomi Watts, Evan McGregor et Tom Holland (II).


Retranscrire toute l'horreur du tsunami survenu ce 26 décembre 2004 était l'une des choses les plus difficiles à faire au cinéma. Pourtant, Juan Antonio Bayona, réalisateur du correct L'orphelinat (film d'horreur espagnol) s'est donné pour défit de le faire ce film. Basé sur l'histoire de Maria Belon, une jeune femme espagnole dont est inspiré le personnage de Noami Watts dans le film, le choc à la fois émotionnel et visuel est horrifique et terrifiant. J'en ai eu le sang glacé pour tout vous dire. Je suis certes quelqu'un qui s'émeut souvent au cinéma, mais pendant 1h30 je pense que ce n'est plus s'émouvoir mais complètement partager l'horreur que Juan Antonio a voulu nous montrer. Car mine de rien, ce film nous fait vivre surement parmi les dix minutes les plus angoissantes de toute l'histoire du cinéma. Pendant dix minutes on partage ce tsunami, et la déferlante avec des personnages à bout de souffle. Une séquence qui aura mis un an à accoucher alors que la production a travaillé avec six sociétés spécialisées dans les effets spéciaux. Un moment que le cinéma n'est pas prêt d'oublier.

L’histoire d’une famille prise dans une des plus terribles catastrophes naturelles récentes. The Impossible raconte comment un couple et leurs enfants en vacances en Thaïlande sont séparés par le tsunami du 26 décembre 2004. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de se retrouver. D’après une histoire vraie.

The Impossible c'est avant tout un travail d'orfèvre. De savoir que le tournage a mis près de deux ans à se réaliser, entre l'Espagne et la Thaïlande, parfois même sur de réels lieux où l'accident à eu lieu. On se doute bien que ce projet colossal ne pouvait pas être pris à la légère. C'est une situation horrifique qui méritait le meilleur traitement possible au cinéma. The Impossible relève donc un pari, qui dans un premier temps est visuel. Le réalisateur s'emploi alors à mettre en avant toute cette horreur sans fondre tout de suite dans le pathos. Mais justement, le pathos est plutôt bon dans son ensemble, procurant au film une certaine lueur d'espoir qui au fond ne pouvait pas ne pas arriver. C'est surement ce côté un peu trop miraculeux (même si c'est adapté d'une histoire qui est réellement arrivée, aussi bien le tsunami que les personnages) qui empêche au spectateur d'être totalement convaincu. Mais Juan Antonio filme les émotions avec beaucoup de sagesse, sans jamais finir dans l'oeil vicieux. Et c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles les émotions passent donc bien mieux.

Quand l'on regarde comment The Impossible a été fabriqué, on se rend compte de l'ampleur du projet. Entre les 130 000 litres d'eau utilisés par jour ou encore la construction d'un chenal de 10 à 15 mètres de long afin de mettre au point ce déluge suprême. Ou encore la présence de Maria Belon qui a guidé Naomi Watts dans ses gestes afin que son personnage ressemble au plus près de la réalité. J'admire le courage de la femme qui a tout de même partagé l'horreur de cet accident une nouvelle fois pour les besoins d'un film qui restera surement dans les mémoires comme l'ultime film représentant ce tsunami. J'aimerais également saluer la prestation de Naomi Watts, bien plus impressionnante dans ce film que dans tout ce qu'elle avait pu faire auparavant (et surtout King Kong). On ne prend jamais le spectateur pour un débile, et le film joue alors avec intelligence avec les scènes et surtout avec l'horreur des images. Ce réalisme permet aux spectateurs de mieux comprendre l'ampleur de ce qui a été vécu ce 26 décembre 2004 et croyez moi, j'ai maintenant peur de mettre les pieds en Thailande.

Note : 8/10. En bref, un mélodrame terrifiant et émouvant m'ayant déshydraté des yeux pendant plus d'une heure et demie. Chef d'oeuvre visuel, et prestation sans faille d'une Naomi Watts à couper le souffle.

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