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Critique Ciné : Transcendance, SF papotée

10 Juillet 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Transcendance // De Wally Pfister. Avec Johnny Depp, Rebecca Hall et Morgan Freeman.


Transcendance avait tout pour devenir l’un des meilleurs films de SF de l’année et puis je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais c’est finalement l’une des plus grosses déceptions de l’année. J’ai passé un bon moment mais j’ai comme l’impression que cette histoire n’a pas vraiment réussi à être aussi fluide qu’elle n’aurait dû l’être. Au lieu d’être un film aussi efficace que prévu, on retrouve donc tout un tas de trucs décevants à commencer par les personnages qui ne parviennent pas à réellement nous démontrer qu’ils ont un quelconque potentiel. Il y a forcément des trucs à faire avec ces personnages mais ils ne sortent jamais du lot, même pas Will Caster, le héros incarné par Johnny Depp (Pirates des Caraïbes). C’est bien la preuve que le scénario du petit nouveau Jack Paglen ne fonctionne pas aussi bien qu’il n’aurait dû. Pourtant, et c’est ça qui est étrange, je ne me suis jamais ennuyé et j’ai trouvé le tout plutôt fluide. Je trouve que quelque chose fonctionne plutôt bien mais que de l’autre côté, tout ne se tient pas. Du coup, je suppose que le problème c’est la consistance des personnages. Ils ne sont tout simplement pas suffisamment bons.

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?

La prestation de Johnny Depp est assez plate, voire même assez mauvaise. Je dois avouer que je ne sais pas ce qui s’est passé, peut-être que c’est la faute au film et au fait qu’il n’a pas grand chose à raconter ou bien est-ce dû au talent de l’acteur qui aurait réussi à duper tant de monde au travers de certains de ses bons films. J’ai envie de penser que c’est la première réponse mais j’ai parfois aussi un peu peur que cela ne soit pas vraiment le cas. A côté, Rebecca Hall est tout aussi plate et inutilisée par le scénario. On a l’impression que c’est le personnage éponge qui dit « oui » à tout et qui tente de nous offrir une palette d’émotions qui malheureusement ne fonctionnent pas du tout. J’ai vraiment eu du mal avec tout ce qui se passe avec elle, la crise qu’elle va traverser tout au long du film car elle ne va pas forcément comprendre pourquoi tout le monde semble contre elle. Parfois dans Transcendance j’ai retrouvé des dominantes de Revolution (notamment cette histoire de nanotechnologie que l’on pourrait retrouver de partout dans le monde, même dans l’eau que l’on boit).

Il y a une réflexion sympathique aussi sur le fait que la machine nous fait peur. Ce n’est pas le premier film à en parler mais il ne nous parle pour une fois pas de robots (ce qui est parfois un peu marginal comme image je trouve). Du coup, on se retrouve donc avec quelque chose qui fonctionne plutôt bien si l’on se penche sur un aspect plus réflexif. Mais encore une fois, Transcendance ne fait pas vraiment les choses dans le bon ordre, ou pas suffisamment à mon goût. On sent que Transcendance veut nous dire quelque chose mais étrangement je n’ai pas été réceptif à tout. Sans compter que là dedans il y a aussi le RILF, cette organisation secrète qui est pour la non avancée technologique car ça fait peur. Cela aurait pu être intéressant de nous parler de leur philosophie et de pourquoi ils ont vraiment peur mais tout cela est bâclé au détour d’une petite discussion à droite et à gauche. Au fond, Transcendance est avant tout une histoire d’amour impossible entre une machine qui veut tout tenter pour être à nouveau avec sa femme et la femme qui va petit à petit douter de son bon vouloir.

Note : 4.5/10. En bref, j’a beau ne pas avoir passé de mauvais moment, le tout reste malheureusement assez plat.

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