Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Un Amour sans Fin, Roméo et Juliette

20 Juin 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

175465.jpg

 

Un Amour sans Fin // De Shana Feste. Avec Alex Pettyfer et Gabriella Wilde.


Je ne suis pas aller voir ce film pour le scénario ou encore pour la mise en scène carton pâte de Shana Feste. Mais plutôt pour la romance et le duo d’acteur qu’il y a à la tête de ce film. Cette charmante petite histoire d’amour est tout ce qui se fait de plus niais dans le monde des comédies romantiques et cela peut parfois même devenir assez pompeux par moment mais globalement, Un Amour sans Fin tente alors de devenir une sorte de Roméo et Juliette des temps modernes sans totalement y parvenir. Le souci c’est qu’il y a beaucoup trop de clichés et que la mise en scène maladroite de Shana Feste (Country Strong, The Greatest) ne fait que renforcer cette idée là. Surtout dès que le mélodramatique prend le dessus sur l’aspect romance fleuve. Il y a cependant derrière Un Amour sans Fin un vrai piège à midinette même si Alex Pettyfer (Magic Mike) aurait pu faire de légers efforts capillaires ou encore se trémousser torse nu dans tout les sens histoire de faire oublier à la spectatrice qu’elle a déjà vu un film avec une histoire similaire. Surtout que les personnages de ce film sont particulièrement creux. Du coup, je n’ai jamais ressenti le besoin de m’intéresser à eux alors que cela aurait sûrement été une bonne idée.

Deux adolescents, David et Jade, s'aiment à la folie mais leurs parents n'adhèrent pas à cet amour. Quand ces derniers essayent de les séparer, David met le feu à leur maison. Il est alors envoyé en maison de correction.

Un Amour sans Fin est une histoire simpliste s’inspirant donc de Roméo et Juliette sans réellement chercher à renouveler un genre qui a déjà été éculé au cinéma depuis des dizaines et des dizaines d’années. Le souci c’est que j’aurais aimé que cela soit un peu plus agréable à regarder. Car pour vous dire franchement, durant l’heure et demie de Un Amour sans Fin, je me suis vraiment ennuyé. Disons qu’il n’y avait pas grand chose à sauver dans ce film alors que cela partait d’une bonne et belle intention. Le début de Un Amour sans Fin est certes très classique mais pas si mauvais que ça. On tente de nous présenter les problèmes de cette bourgeoisie actuelle. Sauf que le postulat devient rapidement une romance fleuve légèrement pompeuse qui pourrait rapidement rappeler ces romans de gare que l’on trouve à la pelle au supermarché. Car je peux comprendre que quelqu’un ait envie d’aller voir Un Amour sans Fin pour Alex Pettyfer ou encore pour Gabriella Wilde mais franchement, on ne peut pas me dire que ce film était bien écrit. C’est tout ce qu’il y a de plus navrant. L’écriture est fainéante et ne cherche jamais à nous surprendre.

Sans compter que le film tombe rapidement dans les clichés du genre (le garçon qui a fait de la prison mais qui ne le dit pas, le père qui cache des choses qu’il ne faudra pas répéter à sa fille sinon pan pan cul cul, etc.). Il y a tout un tas de choses de ce genre là qui m’ont profondément désolé. Car je m’attendais peut-être à un peu plus de la part de Un Amour sans Fin. J’attendais un film léger certes mais pas aussi creux. Sans compter que Shana Feste devrait vraiment apprendre à faire des films. C’est filmé comme un téléfilm Lifetime de l’après-midi. Autrement dit, il n’y a pas grand chose à sauver de ce point de vue. Elle se contente de filmer le tout de façon fainéante là aussi, sans chercher à cadrer quoi que ce soit et en nous offrant du gros plan télévisuel dégueulasse à tout va. Je pense qu’il y avait bien plus original à faire que ce film, sans pour autant tomber dans la romance fantastique à la Twilight (car là aussi, cela aurait légèrement problématique à mon goût). Je reste donc sur ma faim alors que j’avais envie de voir quelque chose d’autre, de plus léger et frais sans trop me poser de questions.

Note : 3/10. En bref, une romance plombée par des clichés et des personnages creux.

Commenter cet article