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Critique Ciné : Wall Street 2, l'argent ne dort jamais...

6 Octobre 2010 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Wall Street 2, l'argent ne dort jamais // De Oliver Stone. Avec Shia LaBeouf et Michael Douglas

 

J'avais plutôt bien aimé le premier volet qui date déjà des années 80 et cette fois, Michael Douglas s'improvisait quelque peu mentor d'un nouveau trader tout jeune. Oliver Stone ressort donc Wall Street avec modestie et peut être une morale trop moralisatrice. Car si la première partie du film prend le partie de la cupidité et de la crise économique, du crash boursier, Zabel devenant ainsi la nouvelle Lehman Brothers ou Brett Jones une nouvelle sorte de Bernard Maddoff, la seconde partie du film nous livre une grosse déception finale où le papy Gordon Gekko fait son mea culpa face au jeu de l'argent et ou le héros du film n'a pas le charisme de Gordon jeune.
Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais (Allociné).
Wall Street ressuscité. L'intrigue de ce nouvel épisode était assez bonne au final car se transformant en docu-fiction de la crise économique, il nous montre les coulisses finalement d'un monde très (trop) fermé. J'ai bien apprécié Jake Moore, le héros de ce film, trader et futur époux aimant sous les traits du très (trop) jeune Shia LaBeouf. Car oui, Shia n'est pas un mauvais acteur en soit et il le prouve dans ce film mais son problème vient de sa tête, il fait trop gamin encore, on ne croit pas assez à sa pseudo réussite dans le monde des affaires, on croirait qu'il est encore au lycée. Mais son intrigue sur fond de vengeance pour le suicide de Louis Zabel, son mentor et surtout de la mort de sa banque au profit de Bretton James était pas assez prenante. Si l'esthétisme du film donnait une dimension tout à fait différente au global, le creux de la main du film était assez décevant.
Car oui, si la première partie du film est un vrai pamphlet de la crise financière de 2007, on retrouve d'ailleurs pas mal d'atouts stratégiques de cette crise dans le film transformés dans des personnages fictifs. Mais voilà, le film, contrairement au premier ne va pas assez dans la tragédie de l'argent et le jeu qu'il impose à ces traders. On a donc une seconde partie un peu trop moralisatrice, la cupidité c'est moche, et trop ronflante parfois. Ainsi, il manque certainement des biens meilleurs moments et la longueur du film n'aide sûrement pas. C'est dommage. Mais dans les fans d'Oliver Stone et de son engagement sincère seront ravi car le film n'est pas décevant en soit, il pâti juste d'un scénario un peu trop mièvre sur la fin.

Note : 7/10. En bref, satisfaisant car l'argent au final, ne dort jamais. Manquait vraiment une bien meilleure critique de la finance à Wall Street et le film aurait pu être bien plus réussi.

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