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Critiques Séries : 1600 Penn. Saison 1. Pilot.

18 Décembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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1600 Penn // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Avoir un nom d'acteur à mettre sur une affiche n'est pas suffisant pour faire une bonne série. Et 1600 Penn nous le prouve plusieurs fois durant ce premier épisode. J'ai trouvé ce pilote raté et surtout irritant. Alors que nous sommes senser parler de la famille Présidentielle américaine, nous allons surtout nous retrouver avec Skip, le fils, incarné par Josh Gad qui aurait dû rester derrière le micro à faire des voix de séries animées plutôt que de venir à l'écran noircir le tableau. Ce n'est pas tant le fait qu'il soit omniprésent qui est le plus embêtant, mais le fait que les scénaristes ait pu le faire de cette façon. Globalement j'ai trouvé ce premier épisode à côté de la plaque, pas drôle et surtout complètement raté. Malgré la présence de quelques bons acteurs, on peut déplorer le sens de l'humour pas très fin d'un côté, fondant dans le politiquement correct et les bons sentiments sur la fin, donnant ainsi une impression imbuvable à la globalité du truc. 1600 Penn m'a fait un peu penser à l'échec qu'est Go On, sauf que cette dernière avait des personnages avec du coeur. Ici nous n'avons rien de tout cela. 

Une famille dysfonctionnelle réside à l'adresse la plus connue du pays : 1600 Pennsylvanie Avenue, celle de la Maison Blanche. Le fils ainé, jusqu’alors déjanté, revient au bercail métamorphosé. Non seulement il est devenu la personne la plus fiable, mais il est désormais celui qui cimente les relations au sein du clan.
vlcsnap-2012-12-18-14h01m12s171.pngvlcsnap-2012-12-18-14h04m30s106.png1600 Penn c'est un peu comme si NBC et Comedy Central avaient décidé de se marier. Sauf que cela ne colle pas du tout. L'humour est différent sur les deux antennes et en créant sa série, Josh Gad a du faire quelques grosses concessions. Quand j'ai appris que le co-créateur de la série, Jon Lovett, avait écrit des discours pour Obama et Hillary Clinton, je me suis demandé où était son talent. Les quelques discours de Bill Pullman ne valent pas celui qu'il avait adressé alors qu'il incarné le rôle du Président américain dans Independence Day. Ici c'était encore une fois trop moralisateur, trop plein de bons sentiments (sans compter sur la présence d'une musique particulièrement chiante qui ruine encore une fois le pilote). Si à la base 1600 Penn était une idée assez intéressante et que la présence d'un très convaincant Bill Pullman (Casper) ne fait pas de mal. Je pense que Josh Gad a voulu donner un peu trop de crédit à son personnage qui en plus de cela n'est pas drôle du tout. Le côté vulgo ne fonctionne pas dans cette série aux moquettes shampooinées et aux dorures astiquées. Les deux mondes ne font pas corps et cela se ressent là aussi malheureusement.

Je ne connaissais pas très bien Josh Gad avait d'avoir vu 1600 Penn et je dois avouer que je n'ai pas envie d'en découvrir plus. Le seul moment qui est parvenu à me faire rire c'est l'apparition de Jay Leno à la fin de l'épisode. L'autre regret que j'ai c'est le fait que Bill Pullman ne soit pas exploité en tant que Président. J'ai eu l'impression que finalement il pourrait faire n'importe quoi et mêm plombier que les répliques qu'il débite n'auraient pas perdu de leur sens. C'est un manque certain d'identité pour 1600 Penn. La pauvre Jenna Elfman se retrouve elle aussi au beau milieu de ce (et passez moi l'expression) merdier. J'aurais largement préféré avoir une comédie inspirée et bien moins sotte. Josh Gad aurait surement pu se rapprocher de plus l'ambiance d'une Veep que d'une série animée bas de gamme. NBC veut certes agrandir son cercle et aller un peu plus vers la comédie familiale mais ce n'est pas en choisissant le pire qu'elle va parvenir à en faire des succès. Je pense par exemple à Animal Practice, l'un des échecs commerciaux de cette rentrée. 1600 Penn c'est un peu du même acabit.

Note : 3/10. En bref, qui a dit que l'on pouvait rire de tout ? Josh Gad avait un rêve, faire joujou dans le bureau ovale. Maintenant c'est chose faite, on passe à autre chose ?

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