Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Ambassadors. Saison 1. Pilot (UK).

24 Octobre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : UK

vlcsnap-2013-10-24-01h44m52s146.png

 

Ambassadors // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Quand Ambassadors avait été annoncé, c’était l’un des projets que j’attendais avec le plus d’impatience en cette rentrée anglaise. Créée par James Wood (Rev) et Rupert Walters (MI:5), nous sommes plongés au coeur de la République fictive du Tazbekistan, où l’ambassadeur britannique Keith Davis (incarné par David Mitchell) débarque afin de prendre ses fonctions. L’idée de base me plaisait beaucoup et c’est pourquoi j’ai été assez déçu du résultat. Non pas que cela soit totalement raté mais disons que j’ai peut-être eu l’impression de ne pas avoir ce que j’étais venu chercher. Le mélange de la comédie et de l’aspect culturel aurait très bien pu fonctionner. Je me souviens notamment de Kaboul Kitchen (Canal +) chez qui cela fonctionnait à merveille la confrontation de deux cultures différentes. Mais avec Ambassadors on a plutôt l’impression que le ton est crispé et forcé. Du coup, la série n’est pas suffisamment cynique. Cette satire se veut drôle mais elle ne l’est qu’à de très rares occasions et du coup, la plus grande force de cette série c’est son casting. Le meilleur est d’ailleurs Robert Webb (Fresh Meat).

Keith David vient d'être nommé ambassadeur britannique au Tazbekistan. Aidé de son suppléant, Neil Telly, il doit représenter la Grande-Bretagne et assurer les intérêts de son pays. Pourtant la tâche n'est pas aisé, le Tazbekistan, ancien pays soviétique, étant dirigé par le Président corrompu Kairat...
vlcsnap-2013-10-24-01h34m38s153.pngCe que l’on peut tout de même saluer c’est le fait que Ambassadors s’accorde à être réaliste. L’association des deux créateurs et de leur domaine d’expertise permet de donner de la pertinence à ce que la série raconte. Rupert Walters qui a travaillé sur MI:5 parvient donc à servir l’aspect politique ou encore les relations houleuses avec le folklore local pendant que James Wood tente de nous faire rire, de son mieux. J’ai été déçu de ne pas être soit plus impliqué par l’histoire soit de ne pas avoir plus ri (il y avait de bonnes idées comme celle de la vodka) mais voilà, j’aurais tellement aimé que l’on aille plus loin. Et puis il y a aussi l’aspect plus culturel et politique de la série qui peine lui aussi à trouver un moyen de m’intéresser. Ce n’est pas totalement raté non plus mais voilà, je suis vraiment déçu. Ce premier épisode sert avant tout de mise en place et c’est peut-être le problème d’Ambassadors. J’aimerais bien que le second épisode (que je vais regarder, je ne lâche pas une série que j’attendais tout de même) prenne le temps de placer la série. Soit d’un point de vue humoristique soit d’un point de vue plus sérieux et fouillé.

Du coup, le casting est pour le moment le seul vrai intérêt de cette série. C’est bête car la base de ce projet était vraiment intelligente. Le personnage de Keith Davis est quelqu’un d’efficace, notamment car David Mitchell est un acteur vraiment bon dans ce rôle là. Disons que le personnage n’est pas toujours très futé et qu’il parvient à lui donner des expressions et des gimmicks. De même que le personnage de Neil Tilly incarné par Robert Webb. Je ne sais pas si Ambassadors aurait dû être une série de 50 minutes. Le format est à mon avis le gros problème de la série. En 26 minutes je suis certain que cela aurait été beaucoup plus rythmé, et beaucoup plus drôle par la même occasion. Finalement, je serais là pour la suite de Ambassadors, non seulement car j’ai envie de connaître la suite des aventures de Keith Davis mais également car je trouve qu’il y a quelque chose d’intéressant derrière le sujet même de la série. Si c’est bien développé par la suite, cela pourrait devenir une vraie bonne série. Il y a du potentiel, reste à l’exploiter maintenant.

Note : 4/10. En bref, légèrement décevant pour une série que j’attendais.

Commenter cet article