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Critiques Séries : Californication. Saison 4. Episodes 1 et 2.

27 Décembre 2010 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Californication // Saison 4. Episodes 1 et 2. Exile on Main St / Suicide Solution.


"God Hates Us All" - Chapter One & Two.
Vous savez tous ce qu'est la vie, celle d'un écrivain dont l'inspiration futile disparaît au cours des années ou même des mois. Se consolant derrière le prix d'une bonne bière ou d'une bonne partie de jambe en l'air ? Vous avez découvert Californication, n'est-ce pas ? Vous avez fait le bon choix. La saison 4 ouvre sur deux épisodes pour le moins attendues (ou pas) mais dans la ligne de ce que sait faire de mieux une série de ce genre. Elle sait rester simple et humble en toute occasion, ne laissant pas son personnage prendre une place de héros, il prend toujours quelque chose dans la tête. Un coup le poing d'une actrice qui jouera le rôle de Mia dans l'adaptation cinématographique du dernier livre qu'on a enfin reconnu de Hank Mondy, ou encore sa fille qui ne pense de son père qu'il n'est qu'un gros con qui pense plus à baiser qu'à sa propre fille. Le tout sans oublier sa femme, encore sous le choc de ce terrible ouvrage qui lui aura à la fois brisé le coeur et ouvert l'esprit sur qui est Hank réellement.

vlcsnap-2010-12-27-00h31m13s30.pngCes deux épisodes ne sont pas les "meilleurs" si tant est que l'on puisse dire qu'il y a un meilleur ou moins bon épisode mais Californication s'est sort si bien. Sérieusement, alors que le premier épisode nous laisse vraiment dans le vague sur l'avenir du personnage et des amis / ennemis qui l'entoure, entre son meilleur ami Charlie Runkle qui va pouvoir récupérer son travail d'agent dans l'agence où il était au début de la série si Hank signe pour écrire le scénario du film, entre la rencontre de cette avocate (jouée par Carla Gugino) qui va forcément se finir en "fornication" en "Californie" dans les épisodes futurs, ça semble logique.

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Il n'y a rien de bien futile dans ce premier épisode, tout est tranché et ciselé de manière a ne garder que l'essence même du personnage. Il se sent mal, il sent qu'il est en quelque sorte abandonné par tout le monde, même sa fille alors qu'elle était toujours là pour le soutenir depuis le début. Non. Hank Moody ne peut plus que compter sur lui même au final, et peut être encore sur Charlie qui reste bien la bonne poire et son compagnon de drague de beaux petits culs.

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Je ne définirais jamais cette série car au final, Dieu nous hait tous. Les critiques ont descendus en flèche la précédente saison, trouvant qu'elle n'avais rien d'entrainant ou de jovial, alors qu'au contraire, tout se trouvait justement dans la simplicité d'une réalisation léchée. Les scènes sont belles, d'une beauté éblouissante. C'est un charme que l'on ne peut pas enlevé à la série. Les réalisateurs qui travaillent dessus font un travail tout à fait remarquable. Il ne manque pas ce petit morceau de granite dans le marbre qui fait que Californication n'est pas une série comme les autres. Elle aussi très distinguée et le peu de gens qui arrivent à le comprendre sont géniaux.

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Le second épisode de cette première salve était encore meilleur. Il présente vraiment la chute de Hank. On terminait l'épisode précédent avec Hank arrêté encore une fois mais cette fois pour d'autres choses. Il s'en fou, on le sent dans son regard, il en a marre, presque au bord du suicide mais sa fille est là, elle le tient sur le fil de la vie. La scène finale où Hank, presque en mode "overdose" écrit une lettre à sa fille était à la fois belle, émouvante et très personnelle. J'avais comme l'impression que l'on violait un moment, un vrai moment filmé dans l'intimité de la vie d'une personnage.

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Il y a également une apparition de Rob Lowe qui incarne Eddie, un acteur censé incarner le rôle d'Hank au cinéma. Ce personnage farfelu et tout droit sorti de nul part était tout simplement excellent. Perdu au milieu des mains passées à Charlie à son bouc protubérant, le personnage a satisfait quelque peu la curiosité de la suite de cette quatrième salve d'épisode. On a donc une galerie de personnages complètement barré. L'actrice est aussi bien servie avec des scènes seins nus dans beaucoup de moments dans les deux épisodes. La fin du second épisode prouve une nouvelle fois que la série a encore des choses à dire et pas que des histoires de sexe sans lendemain. Un thème sensible est donc abordé avec finesse et sensiblerie.

vlcsnap-2010-12-27-01h31m28s86.pngL'ensemble de ces deux épisodes forment un archétype parfait de l'assemblage de trois éléments importants qui font de cette série une petite perle encore sensible et parfois fade mais au coeur gros comme une patate. Tout d'abord, un scénario qui raconte des choses plausibles. Il n'arrive des choses à Hank sans qu'il en arrive trop non plus et que l'on y croit plus. On est comme plongé dans la réalité d'une famille qui a ses problèmes et celle ci c'est Hank. Ensuite, une réalisation hors pair. C'est l'une des rares séries qui utilise vraiment la musique et tous les éléments autour d'elle pour en faire un épisode capturant comme un moment de vérité. Et enfin un casting presque parfait. David Duchovny en dépravé, non chalands, tout ce qu'on veut est excellent. Il ne se prend pas la tête et c'est là tout l'intérêt du rôle.

Note : 7/10 - 8/10. En bref, deux épisodes à la consonance d'une série au poil. Il y a quelques trucs qui mériteraient d'être revu, la correction est une arme, on peut s'en servir pour polir les choses, Californication grave ses défauts comme une marque de fabrique et moi j'adore ça.

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delromainzika 31/12/2010 12:40



Désolé pour les fautes. J'ai jamais été un maître d'orthographe. Je relirais ce w-e alors.



Vico 31/12/2010 12:30



Il y a une faute d'orthographe par ligne dans cet article qui a le mérite d'exister mais qui est presque illisible. Un peu de relecture avant publication n'aurait pas fait de mal.



delromainzika 27/12/2010 23:49



Merci. Ca m'apprendra de ne pas vérifier la tête de l'actrice avant d'écrire la critique. Je connaissais pas vraiment Carla Gugino.



Yann 27/12/2010 23:44



Carla Gugino => ne joue pas le rôle de l'actrice mais de l'avocate